‹ Nos invisiblesChapitre 151 sur 203 · CHAPITRE XXXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIX

Ces lignes ne s'adressent pas à ceux qui le nient ou simplement lignorent. Elles sont pour les croyants, les gens au cœur simple, qui sentent vibrer au fond de leur être le perpétuel « je crois » que rien ne peut déraciner. Elles ne s'adressent pas seulement aux pratiquants des communions admises ; elles sont pour tous ceux à qui l'immortalité paraît une vérité irréfutable et Dieu-un sublime mystère réel.

Les athées, les incroyants, ne peuvent aimer ce qui n'existe pas à leurs yeux, et encore moins l’adorer. C’est donc aux convaincus de son existence que je m'adresse, en leur disant :

Avant toutes choses, avant même de jeter un coup d'æ1l scrutateur sur votre conscience et sur votre conduite, commencez par vous pénétrer de la grandeur de Celui qui permet l’éclosion de cette conscience et nous donna la liberté de cette vie. Contemplez son œuvre, arrêtez-vous à sonder, si vous l'osez, le mystère de ce qui le compose. Cherchez d'où provient l'eau qui s'évade du sol, par quel procédé s’agite la mer, s’édifie la montagne, s'agglomère le minerai, et, lorsque vous aurez ainsi pu constater que la solution de ces problèmes se trouve seule dans la Cause des causes, il est impossible que vous ne vous sentiez pas envahis

par un respect religieux qui est en lui-même le seul culte qu'il soit possible de

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