CHAPITRE XLIX
L'obsession est assurément une des maladies les plus cruelles auxquelles les
incarnés sont en butte. Plus terrible que la douleur aiguë qui terrasse une par-
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ue du corps et souvent aussi le corps tout entier, elle s'attaque principalement
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au cerveau, peuple celui-ci d'images terrifiantes, enlève à l’obsédé l'appétit d’abord,
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le sommeil ensuite, puis s’acharne parfois sur une pensée qu'elle représente
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sans trêve à la victime. C’est ainsi que commencent les idées fixes, les monoma-
nies, les résolutions stupides et qui paraissent inébranlables, la frayeur des
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dangers imaginaires et tout ce qui constitue la folie en général.
Cette obsession est très souvent produite par des êtres nuisibles dont l’infé-
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riorité n est pas contestable. Si cette puissance occulte malfaisante a une telle
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force, cela vient de ce que ces Esprits sont véritablement des sortes de serpents
rampants encore sur terre. Pressés en masse compacte comme le sont en géné-
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7 4 n > INT 4 \ e 4 à ral les troupes d’énergumènes, ils n’ont qu'un but : intercepter les fluides pro-
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tecteurs des Esprits supérieurs ; ils agissent de telle sorte qu'ils créent autour
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de la personne à qui ils en veulent, une sphère d'isolement qui peut lui donner
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Il iMpression absolue d’un abandon complet de la part des êtres qui lui sont chers