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les plus salutaires conséquences pour leur vie future, de cela il n’est pas question. Tout au plus s’occupe-t-on de savoir s’il y a sympathie réelle entre les deux fian-
cés, et cette légèreté des parents sur le point de faire contracter un des actes les
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plus graves de la vie à leurs enfants, n’a fait que s’accentuer avec la loi de divorce
qui délie si facilement les unions mauvaises et qui donne une si grande latitude aux époux pour contracter de nouveaux liens.
Un tort très grand encore, c’est d'isoler trop le mariage dans une atmosphère
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d'égoïisme. On ne le fait pas entrer suffisamment en ligne de compte avec le bonheur commun de l'humanité, car celle-ci ne peut devenir une humanité forte, qu'à l’expresse condition de voir multiplier ses unions.
Ce mot « union » ne doit donner lieu à aucune équivoque. 11 faut bien se
garder de croire qu'il fait allusion aux éphémères instants de passion qui jettent
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l’homme et la femme dans les bras l’un de l’autre. L'union vraie, pour qu'elle mérite ce nom, doit être avant tout durable, sincère. Elle doit être basée sur
l'estime et l’amour réciproques, et c’est pour omettre trop souvent cette base
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que l'humanité se détraque, et que la société en arrive à prononcer les mots
irrémédiables, les paroles haineuses qui enveniment chaque jour davantage ses
plaies.
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L'utilité du mariage est encore péremptoirement démontrée par la loi natu-
relle, ou condition normale des êtres.
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