‹ Nos invisiblesChapitre 195 sur 203 · MAI · texte numérisé non relu

MAI

LE

Le

ns —

ep + ,

Eng *- nana

EEE RER

2 ps

mure ee : ee RSS RST TE nie = A æ : =

u ne-dee. Dee con. ex TN =

es sr CENTS RTE TES D ET TE, PRET . UT, RQ Te 4 mn part dem TE LÉ To tonte dt me À me

-. — = — = - = <= . … - —— ee à SU, à dti

= me”

+ Pme 8 “2 mt + + ss

ns PR Va ann tt A OP ER CGT UE “ro QT "era . 2 1-0 = TS PE TR re D.

w+ Rs hr-2: Déni ai sr él nt TS à gd APE > : « 7 0

CREPVSCVLVM AMORIS :

ET

SR © OA NS me à M à

à US 7 ln er mat = +" Loi ic à : É ss M be à F : = - ee 3 £ re mm LR ER 2 | 3 sanii hé e. mc pe = ; nai PT NE a RE TE tiqnn… Std ttam ad Ét = rt d és È = cb tai 5 + — sé me ” , ; pres “ mm es Re ne Ets ee : ” mme. sas it se re nes z a. = L : . = ns ns - 2) Dpt +: Era ” ; + ets 7 L

rm tent nr Re re. | de me un A 2% A sd ie PQ - MAN RL Te SAN VTC ES :

qe etes , Re er 2 MU ns cm = L A4 Tr © À - - GX pe pre “Res L.: x DL. Dirt 4 AE + PE 2 2, -#

= ae mms = =

ni hé Er mr = ne Re = a ee NT :

= me nan Fc D

Quoiqu'on puisse en penser, il n’y a pas d’inutilités dans la nature. Tout a sa raison d'exister, raison que nous ne nous assimilons pas toujours, que nous repoussons même parfois comme déraison; mais l’Ouvrier gigantesque qui a entrepris l'œuvre d’une création, n’a que faire de nos approbations ou de nos désapprobations. Avec le même imperturbable sang-froid il continue à semer la vie, et si la clé de l'énigme est introuvable sur terre, nous pouvons, nous, les désincarnés, affirmer qu'elle se trouve après la mort dans cet au-delà où presque tout s explique.

Ce « presque tout », qui contient une réticence, ne doit pas décourager les aspi-

rants à connaître les problèmes des vies futures. Par « au-delà » — mot un peu vague qui signifie plus loin que terre, — il faut comprendre un espace illimité

entre les mondes et les soleils. Cet espace a lui-même ses hémisphères, mais il recèle des quantités de points obscurs pour nous, modestes Esprits encore bien peu évolués si l’on nous compare à la splendide et immense famille des orands initiés, des illustres Esprits lumineux, et de tant d’autres entités qui ont quitté depuis longtemps nos régions pour vivre la vie sublime ou divine.

Mais, avant d'en arriver là, que de peines n’ont-ils pas dû subir ces grands Esprits ! que d'épreuves n’ont-ils pas eues à traverser |

Et pourtant, 1l faut s'en souvenir, pour arriver au royaume de Dieu : « une seule chose est nécessaire ».

Cette chose sublime, qui a nom « charité », est-elle donc si difficile à pratiquer ? Non, surtout s1 l'incarné est aidé par l'exemple.

Cet exemple de tendresse et de solidarité, qui peut être plus à même de le lui fournir, que les époux unis, les ménages qui prennent au sérieux la vie, qui savent que celle-c1 ne leur a pas été octroyée pour en extraire toutes les jouissances égoiïstes, mais bien pour leur servir d'acheminement et de préparation à une vie plus parfaite où ils ne connaîtront plus la signification des mots épreuves et chagrins ?

Le mariage est une loi tellement naturelle que lorsque, par hasard, l'homme et la femme le dédaignent, il arrive presque toujours un certain moment où ils regrettent d’avoir eu pour luice mépris. Le célibataire arrivé à la vieillesse trouve sa solitude lourde à porter ; 1l se désintéresse de tout ce qui l'entoure. La vielle fille regrette les joies du foyer qu’elle a repoussé. On ne manquera pas d’objecter à cela que, par contre, il y a malheureusement un nombre assez respec-

» - ef CIE TE A y me

4 A, a ac êrT »

= = Rue not UT DUT UPPER

ré - Fa LEA ee + = - " » s a dt in 25

£ sd |

lRUET ne mm

AGE SEP TE eg 44 : CR terEft <= Ps Lee. vs “es “ NC

: RE nm

2 + « F nn : t } UT à te Ba RER © = am ep = = = - —— - - ———- ”

a = ERP é À pente BE de ” er .

are ATP D

table de gens qui déplorent profondément de s'être engagés dans les liens du mariage. Mais 1l faut reconnaitre, en toute impartialité, que généralement c'est l'humanité qui est fautive dans ces cas; car c’est l’insouciance des parents à s’enquérir des qualités et des défauts des jeunes gens qu'on désire marier qui crée ce triste état de choses. Puis, lors même que le mariage apporterait avec lui quelques déceptions, en admettant même qu'il soit loin d’être pour la jeune femme la réalisation de tout ce que sa tête de jeune fille a pu concevoir de romanesque et d'extraordinaire ; quand bien même elle viendrait à découvrir un jour que son mari possède une nature prosaique, tandis que celui-ci s’apercevrait de son côté que sa femme l'est insuffisamment, il pourrait exister la large compensation des enfants, l'intérêt de la famille à créer. Pour une véritable mère il n’est guère possible de regretter de s'être engagée dans cette voie, lorsqu'elle a autour d’elle les affections tendres et fortes de la maternité ainsi que les responsabilités auxquelles cette maternité engage. J'ai, du reste, déjà traité ce sujet tout au long dans un autre chapitre ; mais ce que je n’ai peut-être pas dit assez c’est que le mariage est utile non seulement au point de vue de la famille à créer, mais encore au point de vue du progrès d’un pays qui a besoin de bras pour soutenir et développer sa prospérité. |

Ce qui choque toujours profondément les Esprits dans les souhaits exprimés par les philanthropes et les rhéteurs de l’époque, c’est que chez eux l’idée de population s'allie directement avec celle de guerre. Ces gens ne comprennent la famille qu'en vue de la défense nationale, ou, ce qui est bien pire, hélas! au point de vue de l'offensive. Ils n’ont pas assez pensé qu’en prêchant la repopulation d’un pays, 1l était utile d’avoir en vue une prospérité qui ne peut que s’accentuer avec l'accroissement des bras faits pour cultiver non seulement la terre française mais encore la terre coloniale, où toutes les activités jeunes et vaillantes peuvent se donner libre cours.

Les travaux agricoles ne sont pas, du reste, les seuls qui rendent urgent un accroissement de population.

Dans cette époque de fièvre où l’on veut tout savoir, tout approfondir, où les nerfs sont en perpétuelle trépidation devant l'obscurité de certains problèmes, les procédés et méthodes scientifiques semblent s'imposer de plus en plus. Sous prétexte qu'on connaît la morale, on repousse les moralistes et il s’en faut peu

que le sentiment lui-même ne soit passé au crible scientifique.

nn

TS

te

De ph meer Che sp. nn et are - = Dev lie mme paies PT 2 « ter, nt + Ce a

Ilest fort probable que cette particularité des temps disparaîtra un jour où l'autre, tout étant instable sur terre. Lorsque l’homme en sera arrivé à disséquer la pensée, à analyser la substance de l’âme, lorsqu'il aura compris d’une façon relative son maniement, il arrivera fatalement un moment où il se heurtera aux incompréhensibilités que le cerveau humain se refuse absolument à admettre. Alors il faudra bien, malgré tout, en revenir aux choses déjà connues, déjà étudiées. Actuellement l'homme est en plein effort, en pleine croissance intellectuelle, ets il est un état qui puisse le servir à augmenter son effort, c’est sans contredit celui du mariage. L'homme et la femme, pris séparément, en arriveront toujours à tourner dans le même cercle, à recommencer le lendemain le pénible travail de la veille. Mais qu'ils s'associent, qu’ils unissent leurs pensées, qu'ils se fassent part mutuellement de leurs doutes et de leurs étonnements, et aussitôt le spectacle changera, le travail deviendra productif, l’idée qui échappera à l’un sera recueillie par l’autre, et de cet échange de vues il résultera un progrès scientifique réel.

Mais, pour en arriver là, il faut que l'entente soit complète tant au point de

vue des croyances que des aspirations.

D be. TR — —

Les divergences de vues. d'opinions. n’altèrent., il est vrai. en rien. la bonne ; P , , ; ;

re : Hi # :

entente d'un ménage. Toutefois il est utile, indispensable même, que le fond des

idées ait une base sur laquelle on retombe toujours d'accord.

TL RERO RE PE un = qe cs Ve RP

En ménage cette base commune peut s’appeler le dévouement et la patience.

Malgré toutes les qualités que peut posséder un couple, malgré le très grand amour qui peut les préserver de la lassitude, de la satiété, il arrive souvent ceci,

c'est qu'en vieillissant l’homme devient moins patient, la femme plus volontaire, et

— er er meme ane ST un Le TT porn

—— - TE mm” e = — > RE

le système de concessions mutuelles moins facile à pratiquer. C’est pourquoi il est indispensable de ne jamais se relâcher dans la vigilance qu’on doit apporter sur soi-même, et d'opposer aux années l’énergie, la patience et la tendresse, bases indestructibles de tous les bons ménages.

Enfin le mariage servirait la cause spirite, rien ne pouvant être plus propre à faire naître une sainte émulation que la vue de ces couples observant avec un soin jaloux les préceptes de la charité, élevant leurs enfants dans la pratique du bien lui-même, leur apprenant à ne mépriser qui que ce soit. Qu'elle serait belle cette éducation véritablement chrétienne, puisqu'elle s’appuierait entièrement sur

l’enseignement du Christ, dont toute la science dépasse celle des chercheurs qui

SD EE PT TP is. D mg a 25 es sa Tr ed ie om

ne te

LA | 1

ke RP dé gif 5 7°

CS

nan EU

lui ont succédé et qui seront obligés de reconnaitre un jour que cette science n'est qu une odieuse vanité si l'esprit de bonté ne s'y allie !

Un point de vue auquel on ne se place que rarement, pour ne pas dire jamais, est celui des conséquences que peut avoir le mariage pour la vie d'au-delà. Car, du moment où l’on admet la survie, 1l est facile de comprendre que l’union peut subsister après la mortet que le caveau de famille qui réunit deux cadavres n’est après tout qu'une figure de ce qui arrive plus haut.

Pour préparer son bonheur dans l’au-delà, pour avoir le droit de vivre côte à côte avec l'être cher, sans qu aucun hémisphère plus où moins brumeux vienne s'interposer entre eux, 1l est utile de préparer de longue date cette vie future, en travaillant non pas accidentellement, non pas par boutade, à la conquête des qualités que l’homme doitemporter de la terre, mais en apportant une surveillance de tous les instants à la réforme de ses défauts, en réglant sa vie minutieusement afin de ne rien laisser à la déroute et à l'imprévu.

C'est là le seul moyen d’être heureux. On a beaucoup médit du mariage, on a dit que les ménages heureux étaient rares, qu'il suffisait d'être marié pour ne plus connaître le sens du mot « paix »; mais la vérité est que, en général, on se laisse trop aller à suivre les lois de la fantaisie, dès qu'on est marié, qu’on songe trop à la vie présente et pas assez à la vie future.

I nest pas possible d'entrer 1c1 dans tous les détails qui seraient propres à apprendre aux ménages le moyen de conserver leur bonheur. Il y aurait un véritable livre à écrire là-dessus ; mais, en thèse générale, on peut dire que c’est à la femme qu incombe la plus grande part de surveillance pour la continuation de son bonheur. Son merveilleux instinct, sa prescience, son intuition, sont autant de collaborateurs précieux qui doivent l'aider à comprendre ce qu’elle doit faire et ce qu'elle ne doit pas faire, ce qu'elle doit dire et ce qu'elle ne doit pas dire. Une coquetterie lui est permise : celle de s’efforcer de conserver le plus longtemps possible le charme de ses jours de jeune mariée. Puis, lorsque la déception arrivera peu à peu, lorsque la tentation lancinante lui insinuera que son mari a tel ridicule et ne possède pas telles qualités, tandis que d’autres n’ont pas ces ridicules mais possèdent en revanche ces qualités, elle devra opposer à ces voix malsaines un dédain absolu. Sonder par avance ce qu’il peut y avoir de volupté dans les plaisirs mauvais, dans les amours interdites, est déjà un premier pas

vers la faute, vers les chutes irrémédiables, ou, ce qui ne vaut guère mieux,

nn.

vers l'indifférence qui sépare plus entièrement les âmes encore que la tromperie, l'indifférence qui fait qu’au jour du départ de la terre, lorsque le lien de vie est définitivement tranché, l’on ne retrouve pas celui qui fut le compagnon de luttes. Il est vrai, direz-vous, que son absence importe peu, puisque la tendresse et la sympathie n'existaient pas. C'est possible, mais il n’en est pas moins vrai que l’âme désincarnée se prive ainsi d'une des plus grandes joies qui puissent exister dans l'au-delà.

Cet être qui conserve non pas les particularités physiques du sexe, mais les propriétés psychologiques de force morale, volonté, devient pour la femme le plus précieux des guides dans ces immensités indescriptibles. Certes, la famille ne fait jamais défaut à ce désincarné. Il trouvera toujours à son arrivée des bras très grands ouverts pour le recevoir très tendrement; mais son bonheur sera encore plus complet si, au milieu de ce groupe, il reconnaît un mari ou une lemme vis-à-vis desquels il est sans arrière-pensée et sans reproche.

Pour arriver a ce résultat, l’homme doit s’efforcer de repousser loin de lui cet égoisme envahissant qui est son plus grand défaut. Il doit se rappeler fréquemment cette parole de l'Évangile : « Ne fais aux autres que ce que tu voudrais qu'on te fit. » La femme, de son côté, doit s’efforcer d’être plus sérieuse sous le rapport intellectuel. Ce siècle s’est chargé de nous prouver hautement qu’elle était égale à l’homme sous le rapport de l'intelligence. Sans tomber pour cela dans le pédantisme, il faut qu’elle s'efforce toujours de se maintenir au niveau de son compagnon, afin d’être à même de s'intéresser à toutes les questions que celui-ci étudie.

Et c'est en agissant ainsi de part et d'autre qu'ils pourront voir se réaliser un jour ce rêve de tendresse devenu une réalité palpable. Dans un pays où rien ne meurt, où toutest indestructible, les àmes unies vivront l'éternité. Leur périsprit, dégagé de toutes les douleurs, volera l’un vers l’autre. L’attirance charnelle du sexe n’existera plus ; mais une joie sans bornes inondera leur cœur, joie faite de la certitude de la possession d’un présent qui ne ne leur sera dérobé ni par l'avenir n1 par la lassitude. Car la différence d'ici bas et d’au-delà, c’est que sur terre tout passe, tandis que chez nous, au milieu de l’admirable matière quintessenciée, tout être emprunte à Dieu son éternité.

ME DuPANLOUP.

mire ET 2 AT nn dr

ss

Page 1