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ENSEIGNEMENT DE L’AU-DELA ET INSPIRATIONS

On est trop facilement porté à croire dans le monde qu'il ne peut y avoir de plus grand bonheur pour un Esprit que celui de s’adonner à la tâche exclusive de protéger ceux qu il a laissés sur le sol terrestre.

Avec un égoiïsme féroce, les spiritualistes repoussent absolument l’idée que ceux qui se sont constitués leurs gardiens puissent les abandonner un seul instant. À la maison, en voyage, à la promenade, faisant et refaisant avec eux les mille pas dont toute l’existence humaine est composée, ils doivent faire abnégation de tous leurs désirs personnels, afin de n'avoir à s'occuper que de la personne confiée à leurs soins ; et si quelque être de l’astral venait déclarer sans détours a cette personne qu'elle s’abuse et qu'il est utile qu’elle rabatte un peu de ses prétentions à cet égard, celle-ci s’écrierait aussitôt avec des airs désespérés quelle est abandonnée, que sa situation est intolérable, qu'on ne l'aime pas, etc.

Cette 1llusion, si fréquente chez les personnes qui croient à la présence occulte, demande à être détruite. C’est entretenir l'humanité spiritualiste dans une atmosphère d'égoisme que de la laisser cultiver une pareille idée. La tromperie n'a pas d’autres débouchés que le déboire; c'est pourquoi il est toujours plus sage de dire toute la vérité.

En réalité, l'incarné n'est pas livré à lui-même, il ne se trouve jamais 1s0lé.

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