ENSEIGNEMENT DE L'AU-DELA ET INSPIRATIONS
Des quantités d’êtres invisibles lui font cortège, s'essayent à entrer dans son intimité, et cultivent même parfois l'espoir bien chanceux de lui faire sentir leur présence.
Si cette personne est bonne, bien équilibrée, la cour spirituelle qui l'entoure sera également sympathique et intelligente. Si, au contraire, elle est méchante et sotte, les Esprits qui l'environnent seront en général mauvais et inconséquents. Cependant, au milieu même de ce groupement inférieur, il y aura toujours un Esprit plus élevé qui s'efforcera de contrebalancer l'influence pernicieuse des autres, de même que, dans le groupe sympathique, il y aura aussi un Esprit possédant plus d'autorité qui ne permettra pas aux autres d'exercer sur son protégé la faculté d'inspirer ses actes, faculté que possèdent à peu près tous les Esprits.
Cet Esprit, dont la situation est au-dessus des autres, est donc, ainsi que vous l'avez déjà deviné, l'Esprit protecteur. Son rôle est complexe; il requiert des qualités de tact, de clairvoyance et de dévouement très particulières, mais, quoique cette tâche occupe largement les longues heures de l'éternité, il ne faudrait pas croire qu'elle l’'absorbe entièrement. Nul supplice ne pourrait être comparé à celui-e1. Ce rôle de gardien perpétuel vivant de la vie terrestre sans en goûter les rares bienfaits, ayant droit aux grands espaces du pays de l'Esprit et ne pouvant s y ébattre, constituerait une équivalence des travaux forcés. Sur terre même on se sépare; on aime aussi parfois à s’enfermer dans une chambre ou dans un endroit retiré pour y vivre avec ses pensées, pour travailler, lire. I n’y a qu une période brève dans la vie où la séparation d’une minute soit une souffrance : c'est dans l’heureuse jeunesse, lorsque deux êtres s'aiment et croient à la possibilité des unions sans ombre. Ils s’imaginent, ceux-là, que leurs amours mettront en fuite la peine, la douleur, la mort même. Dans un nimbe d'or que nulle tache ne ternit, la vie leur apparaît. Hélas! ils ignorent alors que ce nimbe qui les éblouit n'est autre que le rayonrniement de la coupe d’or remplie de toutes les amertumes auxquelles ils devront tremper leurs lèvres, qu'ils ne croient faites que pour le baiser ; et tendrement enlacés, inconscients, ils marchent vers elle en repoussant de toutes leurs forces la perspective des jours de tristesses… Ils ont raison, ces enfants, de goûter l'heure présente. Elle sera si courte lillusion |
Mais l'Esprit, qui ne saurait vivre de mirage, n’ignore pas que, si son devoir
lui prescrit la surveillance vis-à-vis de la personne auprès de laquelle il a accepté
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la mission de guide, ce devoir lui enjoint également de la laisser parfois aux prises avec sa seule initiative. Il sait aussi, cet Esprit, qu'il doit chercher pour son propre compte les moyens d'agrandir ses connaissances, d'étendre ses données sur toutes les questions possibles, et, à côté des occupations de sa tutelle, il ménage une large place au travail qui est tout à la fois un devoir et une joie pour lui,
Donc, pendant que son protégé dort ou médite, s'amuse... ou s'ennuie, l'Esprit-guide se livre à ses travaux favoris. Est-1l médecin? Le voici qui s'ingénie à pénétrer un sujet, qui le dissèque sans scalpel, qui étudie son organisme avec une clarvoyance d'autant plus grande qu'il le pénètre mieux. Si cela l’intéresse, il se
livre à des études de comparaison des organes de ce terrestre avec ceux des habi-
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tants des autres terres. S'il est artiste, quels délices n'est-ce pas pour lui de sai-
sir entre ses doigts ces vapeurs et ces fluides dont il peut tirer, grâce à de savants
mélanges, toute une gamme de nuances, toute la féerie des couleurs! Et ces
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joies seront les mêmes pour le chimiste. Quant à l’astronome, avec quel intérêt
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passionné ne pourra-t-il pas se livrer à l'étude de tel astre que le plus merveilleux
des instruments d'optique terrestre n'avait pu lui révéler !.…
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Les occupations de l'Esprit sont multiples. Elles ont toujours un étroit rapport avec celles qu'il a eues durant sa vie terrestre, avec la vocation et les aptitudes qui lui sont particulières ; mais il ne faut pas croire que, durant qu'il s’instruit, son protégé soit abandonné. Au-dessous des Esprits chargés de la mission de protection, 1l y a d'autres Esprits qui se font un plaisir et un devoir de le remplacer toutes les fois qu'il est nécessaire. L’incarné ne se trouve ainsi jamais seul, et sil n'a pas toujours auprès de lui l'Esprit qu'il désire, il ne peut se plaindre en revanche d’être abandonné.
Il profite, du reste, indirectement des travaux de son guide, et, quoique l’on prétende que les Esprits n'aient Jamais rien révélé en fait de questions scientifiques, 1l n'en est pas moins vrai qu'ils ont été souvent la cause de quantités d'inspirations tellement inespérées et inattendues que ceux même qui les ressentaient en restaient surpris. A l’homme appartient l'effort, à l'Esprit l'inspiration. Mais pour que celle-ci soit utile et fructueuse, il est nécessaire que cet Esprit aille puiser dans l’enseignement de l’espace les documents nécessaires, Car s’il a des doutes sur le sujet qu'étudie l'incarné, s’il ne sé sent pas suffisamment certain
de ce qu'il aimerait affirmer, il préférera toujours la sage abstention qui ne fera