‹ Nos invisiblesChapitre 51 sur 203 · LIMITE PERMISE AUX ESPRITS D’AIDER ET DE SECOURIR LES MORTELS · texte numérisé non relu

LIMITE PERMISE AUX ESPRITS D’AIDER ET DE SECOURIR LES MORTELS

Pourquoi ce malheur soudain qui aurait certainement pu vous être évité, si vous aviez été prévenu à temps ? Pourquoi ce refus, quelquefois si catégorique de la part d'un Esprit, lorsque vous lui demandez avec insistance et déférence qu'il veuille bien vous aider dans la lutte ?

Pourquoi enfin si souvent cette absence de preuves convaincantes, qui seraient assurément pour les non-initiés un moyen certain de les amener à la foi spirite ?

Pourquoi ?

Tout simplement parce que le pouvoir de ces Esprits a des limites, et que, d'un autre côté, 1l leur est formellement interdit de changer quoi que ce soit aux trois principes fondamentaux d’une existence terrestre, lesquels principes sont : la lutte du présent, l'ignorance du lendemain, l'oubli d'hier.

Par ce mot « lutte », je n’entends nullement l’héroïsme. Celui-ci n’est qu'une loi d'exception. Une vie de nonagénaire peut s'être passée, sans que jamais il y ait eu une seule fois l’occasion d'accomplir un de ces faits qui s'imposent à l'admiration de tous. La lutte quotidienne est plus humble, elle ne se targue pas d'un mérite qui ne lui est pas propre, mais elle est la propriété de tous, en même temps qu'elle reste le lien puissant qui meut les masses et les achemine bon gré mal gré vers la Puissance Suprême, vers l’omnipotence souveraine où tous les désirs sont assouvis parce que la perfection y règne.

Dans cette lutte, la tâche particulière de l'Esprit ne peut être que morale. Il sait, cet esprit, qu'il commettrait une mauvaise action s’il aplanissait à l’incarné toutes les difficultés ou aspérités de son sentier. Il sait qu’il retarderait considé- ‘ablement le progrès de son protégé, s’il avait pour lui la sollicitude inquiète des mères qui tremblent et s’effrayent dès que leur enfant fait ses premiers pas. Enfin 1l n'ignore pas, cet être d’au-delà, que les souffrances sont louables, les pleurs purifiants, l’épreuve sublime, et c’est ainsi qu'impassible en apparence, il ne se manifeste que très peu, et ne se laisse pas intimider par ces poings levés vers lui dans une révolte de l’incarné, qui ne comprend pas et ne veut pas non plus hélas ! toujours comprendre.

Et l'ignorance du lendemain, qui donc aurait le droit de la lui enlever ? Oui, Dieu peut-être, mais, sur terre, Dieu ne se manifeste pas. L'heure est encore loin pour les terrestres où 1l leur sera permis de comprendre et de goûter, dans toute sa plénitude, la beauté de ces mots qui n’en forment pour ainsi dire qu'un seul :

Sagesse et Providence.

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go1Sses, pour cet au-delà dont les mortels parlent tant et que, toutefois, ils connaissent s1

PÈRE Dipon.

Tout comme la lutte, l'ignorance du lendemain est utile. C'est une d exemple, que tel membre des nôtres que nous chérissons doit partir à te

les inquiétudes, qui ne manqueraient pas de nous assaillir, si nous savions

attention de la Sagesse Ordonnatrice que d’avoir voulu nous éviter les an

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