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quelle peut être leur fonction, leur raison d'exister? Leur rôle est-il pernicieux,
. . , ; \ . 6 Û ; . , ainsi qu'on s'est plu à le croire? Pourtant il n’y a pas de discordance dans l'œuvre
universelle.
Et le chercheur cherche sans trêve ; parfois il lui semble que son cerveau va éclater sous sa poussée de curiosité scientifique, qu'il va être frappé de démence.….
est là hélas ! l'épreuve cruelle entre toutes, celle qui vient contrebalancer les joies saines que procure l'incessant labeur. Minuseule d'abord, plus affirmatif ensuite pour aboutir enfin au gigantisme, le point d'interrogation se dresse ; 1l barre entièrement l'horizon des recherches, ne laisse point passer la réponse, s’interpose entre la curiosité qui veut savoir et le cerveau qui ne doit pas entendre, et cette limite le génie même ne la franchit pas |
Alors, parfois lassés, ils baissent la tête devant l’irrémédiable, les chercheurs d'ici-bas. Une tristesse et une humiliation envahissent leurs âmes, tandis qu'ils
disent tout bas : Pourquoi tant de travaux et tant d'études, puisqu'il est un point
que nous ne pouvons franchir ?...
Atropos leur apporte la réponse, et, dans un pays de lumière où les obscurités d'un cerveau de chair n’ont plus de prise, la révélation surgit inopinée, indéniable, éblouissante, Alors, comprenant enfin qu'ils ont préparé son avène-
ment dès cette vie par leurs patients travaux, ils crient : merci! à la science
humaine dans l'ombre.
ZoLA.
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