‹ Nos invisiblesChapitre 85 sur 203 · FOT,- PAIX, SALUT OÙ · texte numérisé non relu

FOT,- PAIX, SALUT OÙ

De quelle douceur ne se sentent-elles pas, en effet, envahies, les âmes qui savent proférer la prière vibrante ! On dirait que la paix et l'angoisse même sont des stimulants, pour qu'elles jettent vers l'au-delà leurs cris intenses d'appel, Et voilà qu'au moment même où tout semblait sombrer, où le désespoir, se croyant déjà sûr de sa victoire, guettait sa proie, voilà, dis-je, qu'une force nouvelle naît en elles, leur communique l’ardent désir de combattre à outrance! Quoi qu'il arrive, les voici maintenant déterminées à ne pas se laisser nsdes: Viillantes, elles lutteront contre la fatalité même, etce qu'il y a de plus admirable, c’est que, tout en luttant, tout en souffrant, elles conserveront en elles une inaltérable sérénité, une paix ignorée de ceux qui n’ont pas la foi et qui, par conséquent, ignorent les douceurs de la prière.

La paix de l’âme... quel bien splendide! N’est-il pas, en réalité, le seul auquel nous puissions aspirer? Notre courage, notre énergie, notre héroïsme, peuvent modifier parfois certaines circonstances de notre vie, peuvent nous aider à vaincre plus ou moins brillamment les turpitudes et les peines qui suivent l’incarné; mais

nous n empêcherons jamais la souffrance de venir Jusqu'à nous, nous n’éviterons

tte, orme

pas les catastrophes inexorables. Seule, la paix de l’âme ne peut nous être ravie. Au milieu des déchiren Il 3 joie sai jO1 les déchirements les plus intenses, 1l ÿ a une joie sainte, une Joie connue de ceux-là seuls qui ont la foi. : Lir spé j'ai fai | x-li SC à se direetser T : "oir és | | dire et se répéter: « j'ai fait mon devoir, et } ai accompli un progres pour ma vie future, » [1 e | léniat ’ np nn 9a0A à Ô " h 1 à Tv:

st indéniable que ce courage et cette paix sont dus à la foi et à la prière fortifiante et ré te ; Mais, Sur € Ï é te et réconfortante ; mais, sur cette affirmation, l'éternel et douloureux pourquoi de l’homme revient : Pour quelle raison. dit-il, et par quel procédé ce secours arrive-t-11? Quel mérite y a-t-il, en somme, à savoir prier? N'est-ce pas

une présomption folle de la part de la créature que de croire à la sollicitude

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