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brable hiérarchie d'Esprits qui peuplent son royaume, el dont la mission est d’apporter aux humains la paix précieuse, que l’incarné peut trouver le secours pour poursuivre une vie toujours difficile... En continuant ses pas dans la voie douloureuse, en priant, l'humanité doit arriver forcément à la conquête du salut, c'est-h-dire à la possession de cette sorte de terre promise, où toutes les luttes cessent parce qu'il n'y a plus de tentations, où l'inquiétude en un avenir incertain fait place à la quiétude qu apporte l’inamovibilité d'un présent sans accident qu'aucun mouvement rétrogade ne peut influencer.
Voilà donc quels sont les effets de la foi : la Paix... le Salut... c’est-à-dire la réalisation du maximum de désirs qui puissent hanter une humanité sage, peu soucieuse de biens périssables, mais désireuse au suprême degré de posséder ce qui est impérissable. L'admirable foi possède cette puissance. Elle est tout à la fois instigatrice et promotrice ; instigatrice, puisqu'elle suscite l'élan ; promotrice, puisque c’est encore elle qui le dirige. Mais son rôle ne se borne pas là, et1l nous faut renoncer à dépeindre en détail tous ses multiples effets. L'âme qui la possède sait seule ce que lui apportent ces indescriptibles colloques dontelle sort fortifiée pour la lutte, en même temps qu'elle se sent meilleure et moins triste.
La prière est la pierre angulaire de humanité. Malheureusement, pendant très longtemps, on la lui a rendue en quelque sorte inaccessible, en lenfermant dans cette étroite impasse de la foi accordée à la prière et de la prière qui est un acte de foi. Puis les siècles se sont succédés, en apportant avec eux la science et le raisonnement. L'humanité a marché de découvertes en découvertes, et bientôt la foi simple, qui se retranche derrière le mystère, lui a paru incompatible avec
ces découvertes. Elle l’a done abandonnée avec le même dédain qu'on abandonne
un habit gênant et usé. Mais alors il est arrivé c'était fatal — qu’elle est tombée dans les ornières du scepticisme, de l’'amertume, de la désillusion. Malgré les victorieuses démonstrations du spiritisme, ils ne forment encore que l'exception ceux qui se sont engagés dans cette voie où la foi s’acquiert en s'appuyant sur l'évidence et non sur le mystère. Et pourtant le salut d’une humanité est dans cette minorité. Du jour où les spirites feront taire toutes les mesquines rivalités qui sont autant de souillures infligées à la doctrine universelle, dès l’instant où ils ne formeront plus qu’un cœur et qu’une âme, où il y aura entre eux une association complète d'idées, de sentiments et de prières ; à dater de cet instant,
dis-je, ils seront à même de réagir contre le vent d'incroyance d'une époque
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à qui la foi a fait banqueroute. Ils restitueront aux désemparés de la vie ce que le scepticisme leur a ravi, sans faire appel pour cela à la superstition, mais bien à la loi naturelle qui régit l'Univers, et qui veut que naître, mourir et renaître, demeure l’immuable principe de tout ce qui vit.
Mais avant que nous assistions à cet heureux événement d’une foi raisonnable, que de prières opiniâtres ne faudra-t-il pas de la part de ceux qui non seulement croient en leur efficacité, mais à qui cette effusion de l’âme est aussi nécessaire que l'air l’est aux poumons ! [Il ne suffit pas, en effet, de désirer le bien de ceux qui nous entourent, 1l faut encore concourir à ce bien en mettant à son service tous les moyens dont on dispose.
Pour chaque être humain, il n'ya pas seulement des devoirs de société et de famille à remplir. Il y a plus encore, il y a une sorte de mission apostolique qui doit trouver sa place, même dans la vie la plus occupée. Tout ce qui nous entoure est digne d'intérêt, et par conséquent digne d’aide. Il est vrai que, pour remplir utilement un rôle de propagande dans la foi, il est nécessaire d’exercer un certain tact, mais cela est encore un talent qui peut s’acquérir en le demandant. Le role des anges gardiens ou Esprits protecteurs est précisément d'inspirer ce tact, surtout lorsqu'on a recours au moyen que nous Avons préconisé aujourd’hui : la prière.
Posséder la foi égoïstement sans essayer de déverser un peu de ce précieux trésor sur les autres, ce serait faire preuve d'ingratitude envers ceux à qui l’on en est redevable, envers les Esprits qui se sont chargés de prouver eux-mêmes leur existence, leur réalité, leur tangibilité même quelquefois.
Et si, de l’heureuse région d’où J observe les mouvements de mes frères terrestres, 1] me reste encore un souhait à formuler, c'est celui de voir s’élever, de tous les coins de la petite planète de misères, des mains suppliantes vers l’espace, tandis que des cœurs croyants s’'échapperont ces paroles faites pour ravir d’aise les grands Initiés eux-mêmes :
O Dieu qui créas sans trêve et n'anéantis jamais, Dieu que Je ne conçois pas, et qui, durant des siècles encore, resteras inaccessible pour moi, ne me laisse pas seul, abandonné, dans le tourbillon des vies, mais entoure-moi de protections, de tes saints émissaires dont le plus grand de tous fut Celui qui foula de ses pieds notre terre infime et s’appela Jésus. Je ne te demande ni la Joie ni la
gloire, je ne te demande même pas une heureuse médiocrité, je te demande seule-
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