CLÉMENCE, NARCISSE, CLOTILDE
CLOTILDE, allant à Gémence.
Eh bien!... Clémence.. . et mon corsage de velours... est-il avancé?
CLÉMENCE
Je ne Tai pas commencé.
CLOTILDE
Mais, ma bonne fille, je n'ai rien à me mettre pour aller ,cesoir à l'Opéra.
CLÉMENCE
J'ai eu tant à faire. Mais si madame Texige....
CLOTILDE
Comme^ vqus me dites cela ! Qu'est-ce 'que vous avee donc? Seriez-vous malade?
CLÉMENCE, regardant Narcisse.
Obi oui I je souffre!
NARCISSE) à part, bousculant des assiettes avec fnreur. «
C'est le chef qui Ta mise dans cet état.
CLOTILDE
S'il en est ainsi, Clémence, je n'exige rien... Si, comme je l'espère, vous allez mieux dans la journée, eh bieni je vous aiderai ; je ne compte pas sortir.
NARCISSE, fc part.
Ah ! mais si. . . Et mon explication, (démence sort par U g^aacJie
deuxième plan, — Narcisse fc ciotiide.) Madame m'avait chargé de retenir un remise pour faire des visites.
CLOTILDE
Vous le décommanderez.
NARCISSE
A moins que monsieur n'en ait besoin pour lui.
CLOTILDE
Est-ce que mon mari a l'intention?. . .
NARCISSE
Il vient de me faire l'habiller avec tout ce qu'il a de plu * neuf et de plus élégant.
CLOTILDE, à elle-mâme.
Depuis quelque temps il est d'une coquetterie.s..
NARCISSE
Moi, je crois qu'iPveut aller chez son bijoutier.
CLOTILDE
S'habille-t-on si bien pour aller chez son...
NARCISSE
Je ne sais pas si je dois dire à madame. . .
Parlez, je vous en prie.
NARCISSE, mystérieusement.
Eh ! bien, monsieur a mis ce matin dans sa poche un superbe médaillon en diamants.
CLOTILDE, à part.
Non ! je ne puis croire... Et cependant... (Haut.) Narcisse, •vous ne décommanderez pas le remise.
NARCISSE, à part.
Elle est jalouse; elle sortira avec lui.
GÀSTONi entrant forienx par la gauche.
Onze heures.et demie ! une (iemi.-heure de retard! Nous ne déjeûnerons donc pas aujourd'hui!
NARCISSE
Monsieur... c*est la faute du chef... Je vais le presser. (A part en s'en allant.} Ah! si je pouvais lui faire donner son compte !
Il sort par le fond.