CLOTILDE, GASTON
•« GASTON, de mauvaise humeur. -
Oh ! les domestiques ! Quelle engeance 1 Si jamais on invente une machine à vapeur pour les remplacer!...
Plus bas, mon ami, plus bas ! S'ils t'entendaient, ce seraient^des histoires à n'en plus finir!
GASTON, à TOiz basse.
Veux-tu donc que je te parle ainsi, quand je serai' seul avec toi, pour ne pas les désobliger?
CLOTILDE
Tiens ! Tu njériterais d'être mal servi
^ GASTON
Tu crois donc avoir de bons domestiques?
CLOTILDE
A mes vendredis on m'en fait compliment; et j'en dis du bien dans» toutes mes visites... (à part. )Ça me pose.
GASTON
Que doivent être les autres, bon Dieu !
CLOTILDE
Demande-le à ma cousine Amélie, qui passe sa vie à renouveler sa maison tous les huit jours.
GASTON
C'est sa seule distraction.
CLOTILDE
Je te prie de croire qu'elle garderait les nôtres plus longtemps/sielle parvenait à nous les enlever.
Je les lui cède de grand cœur. ~
CLOTILDE
Oh! mon ami, tu ne me feras pas cette peine!
GASTON. ^
^ Bien ! Bien ! n'en parlons pliis. Mais pour Tamour du ciel, qu*on me fasse déjeuner! (u sonne sur le timbre.) Je suis affamé, c'est à la lettre. ^
CLOTILDE
Tu peux toujours commencer par les horâ-d'œuvre.
GASTON) «'asseyant et prenant un hors d'œuyre.
Le saucisson de la Méduse!
Il c(Hnmence à déjeuner. ^ CLOTILDE, s'approchant de lui.
Comme tu es bien mis ce matin 1
iO THÉÂTRE DES GENS DU MOiNDE
GASTON
Un mari qui se néglige ne manque jamais d*êtFe négligé par sa femme.
CLOTILDE
Que tu es aimable ! Veux-tu que nous sortions ensemble après le déjeûner?
- Impossible ( chère amie... impossible., j'ai à faire
CLOTILDE, avec jalousie.
AhL.'sâns doute chez ton... bijoutier.
GASTON, contiarié.
Quia pu te dire f...
CLOTILDE, apercevant NorcisBe qui entre.
Narcisse!., pas devant lui...