PRÉFACE
^ Les événements politiques altirent l'attention du !s monde entier vers rExtréme-Orient ; on parle des i soldats qui gagnent des batailles et des diplomates r^v^ui signent des traités dans ces contrées lointaines,il restait à parler des missionnaires qui y prêchent. J'ai essayé de le faire.
Mais l'exemple touche plus que le précepte, la ^ pratique instruit plus que la théorie: c'est pourquoi, au lieu de poser des principes ou de développer de hautes considérations, j'ai raconté la vie de quelques missionnaires et la mort de plusieurs martyrs.
Je n'ai pas choisi les missionnaires les plus saints, les martyrs les plus héroïques, j'ai pris ceux dont on vient d'annoncer la mort, ceux dont le souvenir ^ fait encore verser des larmes; le tableau sera moins ^ brillant, il sera plus vrai et plus actuel. £ Dans la préface de son beau livre intitulé : Actes de la captivité et de la mort des /?. /?, P. P. Jésuites
^ 6 PRÉFACE. § è ^ ê 9
^tu^spar la Commune, le P. de Ponlevoy a écrit ces lignes : « Qu'on ne s'étonne pas si je ne m'occupe #que de mes frères. Je l'affirme, ce n'est point prétention de ma part, c'est plutôt discrétion. D'autres sans doute feront pour les leurs ce que je fais ici pour les miens. Fratresmeosquœro. » Tels sont aussi mes sentiments, je ne saurais mieux les exprimer.
Avant de parler des fils, j'ai voulu parler de la mère, et j'ai tracé en quelques pages le tableau de l'origine, de la constitution et du développement de la Société des Missions-Étrangères, sur laquelle aucun travail de ce genre n'a été publié.
Puissent la vie et la mort des ouvriers apostoliques apporter quelque édification aux bienfaiteurs des missions : ce sera payer une partie de l'immense dette contractée envers eux.
Puissent leurs exemples encourager quelque vocation à l'apostolat, ou tout au moins ne pas être inutiles au bien des âmes, et Dieu aura donné à ce livre la seule bénédiction que je demande.