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CHAPITRE I

L'origine de la Société des Missions-Étrangères ne ressemble point à celle des autres congrégations qui, dans le cours des âges, ont mis leur dévouement au service de l'Église. Ordinairement, en eflfet, les sociétés religieuses naissent tout armées de la tête et du cœur d'un de ces hommes auxquels Dieu destine le rôle, si fécond et si grand, de diriger et de former, par des enseignements précieusement conservés,d'innombrables générations.

Pendant de longues onnéeç, les fondateurs d'Ordre^

préparent, dans le silence de la prière et de Tétude, l'œuvre à laquelle ils se sentent appelés; puis un jour, ils réunissent autour d'eux des compagnons qu'ils remplissent de leur esprit, les envoient dans toutes les directions, sous leur commandement unique, combattre Terreur, soulager la souffrance, dépenser sur tous les champs de bataille, pour la cause de Jésus-Christ, leur zèle, leur dévouement et leur ardeur. Le nom de ces fondateurs projette ses rayons de gloire pendant toute l'existence de l'Ordre et sur tous ses membres ; il est l'étendard autour duquel on se rallie, le signe d'espérance qui brille aux jours d'orage, le gage de salut qui assure la victoire et parfois le dernier vestige d'une antique splendeur.

Il n'en est point ainsi de la Société des Missions-Étrangères, et c'est en vain qu'elle chercherait dans ses annales le nom de son fondateur ; des prêtres, des laïques généreux, de pieuses chrétiennes contribuèrent par leurs travaux et par leurs bienfaits à procurer son établissement; mais si l'on nous demandait de préciser à qui revient la part principale dans la fondation de cette œuvre, nous répondrions avec un vieux et docte chroniqueur : Christo Redemptori, Virginique Matri : Au Christ Rédempteur, à la Vierge sa Mère.

Vers le milieu du dix-septième siècle, s'élevait dans la rue Saint- Jacques, à Paris, un hôtel aux vastes proportions, dont la façade portait inscrite en gros carac-

ORIGINE DE LA SOCIÉTÉ. il

tères cette poétique enseigne : A la Rose Blanche. Les habitués de Tllôtel^ pensionnaires pour la plupart, suivaient les cours de TUniversité de Paris.

Parmi ces étudiants, on en remarquait cinq dont la piété semblait plus ardente et la vie plus austère ; une forte et sainte amitié les unissait.

L'un d'eux, jeune homme au visage grave et doux, se nommait François Pallu, il était chanoine de Saint- Martin de Tours. Son intelligence lumineuse et hardie se jouait volontiers dans les problèmes ardus et les questions élevées; il se plaisait à les résoudre non par un mot, mais par une exposition claire, savante et complète ; souvent il étonnait ses amis.

— Vous êtes prédestiné, lui disait-on quelquefois.

— A quoi donc, répondait-il en souriant, à être religieux ou à mourir chanoine ?

Et son r^ard se tournait vers Dieu, sans s'arrêter à l'avenir brillant prédit par l'amitié.

La bonté de son cœur égalait la pénétration de son esprit : à Tours, on l'avait surnommé l'avocat des mendiants.

Le meilleur ami de H. Pallu portait un grand nom de France, il s'appelait François de Laval-Montigny, de la haute et puissante maison de Montmorency, il était archidiacre d'Évreux; avec eux, le front rayonnant d'une angélique pureté, un jeune lévite, dont le nom et les œuvres ont traversé deux siècles, Henri Boudon ; M. Grontier, qu'une mort rapide devait enlever à la fleur de l'âge, et le doux et modeste fils d'un riche armateur de Rouen, Luc Fermanel.

i% LA SOCIÉTÉ DES MISSIONS-ÉTRANGÈRES.

Tous faisaient partie delà congrégation de la Sainte- Vierge; ils avaient pour directeur un jésuite, le P^ Bagot. Mais le calme dont avait besoin leur piété, était difficile à trouver à l'hôtel de la Rose Blanche. Ils se retirèrent dans une maison de la rue Copeaux, au vieux faubourg Saint-Marcel.

Leur premier soin fut de choisir saint Joseph pour le protecteur de leur maison et pour le modèle de leur vie. Aucun règlement ne fut établi, aucun supérieur ne fut nommé. M. Fermanel avait avancé trois centsfrancs pour acheter un mobilier, il fut prié de recevoir le prix des pensions et de faire les fonctions d'économe pendant le premier mois ; M. Gontier lui succéda, et ainsi, à tour de rôle, chacun prit soin de veiller à l'ordre de la maison.

Peu à peu les associés devinrent plus nombreux, et Ton vit successivement arriver M. de Meur, qui avait pris cette austère devise : « Parler de Dieu ou se taire» ; M. Gazil, un docteur en Sorbonne, cachant sous une apparente bonhomie une finesse de diplomate ; M. Ângot, mort en odeur de sainteté, sous l'habit de carme déchaussé ; M. Chevreuil, M. Dédouyt, et plusieurs autres ; en 1652, ils étaient douze.

Ce fiit à cette époque qu'un étranger dont le monde catholique n'a point oublié le nom, le P. de Rhodes, alla les visiter. Missionnaire en Cochinchine et fondateur de l'Église du Tong-King, le P. de Rhodes avait été,

ainsi que tous les prêtres européens, chassé de cette terre d'Annam, où Dieu couronnait, par d'éclatantes conversions, ses immenses travaux.

Pendant son exil, le missionnaire songea à l'avenir des chrétientés qu'il venait de fonder. Cet avenir lui sembla sombre. Qu'adviendrait-il, en effet, si la persécution chassait, et pour de longues années, tous les prédicateurs de l'Évangile ? qui donc enseignerait les fidèles et les gouvernerait ? qui donc leur administrerait les sacrements, source de force et de persévérance? Sans doute, il y avait les catéchistes, ils étaient nombreux, zélés et fidèles, mais, après tout, ils n'étaient que de simples chrétiens : pour vivifier et féconder leurs travaux, il fallait l'action du prêtre, il fallait sa main pour bénir, sa parole pour absoudre et consacrer.

Depuis longtemps les Papes avaient donné la solution des difficultés qui agitaient Tàme du P. de Rhodes ; à plusieurs reprises, ils avaient ordonné la création d'un clergé indigène.

Les prêtres indigènes, en eifet , peuvent plus facilement échapper à la persécution ; rien ne les trahit, ni leur langage, ni leur physionomie ; enfants du pays, ils en connaissent tous les sentiers, ils peuvent, sans guide et sans secours, passer d'une chrétienté dans une autre, porter à tous, presque sans péril pour aucun, des paroles de foi et d'espérance ; aussitôt que le calme se fait, ils sont là, prêts à réparer les ruines, ou à soutenir une ferveur excitée par les combats,

Les récents désastres de la mission du Japon prouvaient à tous la vérité de cette thèse et Ja nécessité

de la mettre à exécution sur une large échelle.

N'était-ce pas d?ailleurs la pratique constante et invariable de l'Église de Dieu dans son établissement par le monde entier ; et l'heure n'était-elle pas arrivée de donner aux fidèles d'Extrême-Orient des pasteurs pris parmi eux? Pour établir ce clergé indigène, pour l'instruire, le diriger, organiser ses travaux, en un mot, pour fonder une Église, il fallait des évoques ; l'évêque est le centre de la vie surnaturelle d'un pays, il est la paternité féconde du Sacerdoce ; sans évêque, point de prêtres ; sans prêtres, point de sacrements ; sans sacrements, point de christianisme. Mais, c'était à de rares exceptions et toujours avec regret que les ordres religieux acceptaient cet honneur, même pour ceux de leurs membres qui travaillaient dans les missions.

Le P. de Rhodes se souvenait des ordres des Souverains Pontifes, il résolut d'essayer de les accomplir. Dans ce but, et avec l'assentiment de ses supérieurs, il vint en Europe en 1649. Le pape Innocent X, auquel il adressa sa requête, lui donna ordre de chercher des prêtres dignes de l'épiscopat et désireux de consacrer leur vie à l'apostolat. Le missionnaire quitta Rome, il parcourut l'Italie, le Piémont, la Suisse ; personne ne se présenta ; alors il vint en France.

Il y rencontra le P. Bagot et l'accompagna à la maison des associés de la rue Copeaux. Il raconta à son auditoire ses travaux et ses triomphes, le but de son voyage et l'insuccès de ses démarches. Un silence plein d'émotion accueillit ses paroles. Devant ces

jeunes gens s'ouvrit un nouvel horizon : des peuples entiers à convertir, des églises à fonder, des travaux immenses, des souffrances sans trêve, et, à la fin de leur carrière, peut-être le martyre; quel splendide avenir ! Le P. de Rhodes lut-il sur leurs traits les aspirations de leur âme? A peine les eut-il quittés qu'il se jeta dans les bras du P. Bagot. — Ahl mon Père, s'écriat-il, j'ai trouvé mes premiers évoques ; et des larmes de bonheur voilaiaat le regard du vieil apôtre. — Où donc ? fit le P. Bagot. — Ici-même, sous vos yeux, et parmi vos enfants. Les hommes de Dieu ont de ces intuitions soudaines et profondes. Le P. de Rhodes ne s'était pas trompé.Presque tous les associés demandèrent à partir avec lui. Immédiatement, il écrivit à la Propagande et à quelques évéques français.

La Propagande et les évéques reçurent avec joie la nouvelle qui leur était communiquée, ils appuyèrent près du Souverain Pontifela demande du P. de Rhodes. Le Pape ordonna à Mgr Bagni, alors nonce à Paris, de choisir trois prêtres parmis ceux qui acceptaient de se dévouer aux missions. Le choix du nonce tomba sur M. Pallu, M. de Laval-Montigny et M. Picque, un docteur en Sorbonne aussi pieux qu'érudit.

De nobles et ferventes chrétiennes, dont la reconnaissance a conservé le souvenir. Madame d'Aiguillon, Madame de Miramion, Mademoiselle de Bouillon se firent les premières bienfaitrices de l'Œuvre naissante.

Tout était donc prêt : on avait des hommes, on avait des ressources, Rome était favorable. Évidemment, s'il

se fût agi d'une eatreprise humaine, le succès était certain ; mais il s'agissait d'une œuvre divine, il lui manquait le sceau des œuvres divines : la contradiction. Elle allait apparaître vigoureuse et puissante.

L'opposition la plus forte vint du Portugal. Ce petit pays, si grand par son histoire, avait été longtemps le bras droit de l'Église, en Afrique et en Asie. Une foi vive, un courage chevaleresque, un orgueil national immense, un désir ardent d'étendre toujours plus loin le royaume de leur roi et celui de leur Dieu, avaient suffi aux Portugais pour conquérir un monde; mais bientôt les convoitises de l'or et celles de la terre les possédèrent tout entiers, la vivacité de leur foi disparut, leur valeur s'attiédit, en eux tout s'abaissa, excepté l'orgueil, et la déchéance apparut avec son cortège toujours nombreux de haines inassouvies et de jalousies impuissantes.

Dès que le gouvernement portugais apprit que Rome songeait à envoyer des évoques français en Extrême- Orient, il réclama avec force au nom du droit de patronage qu'il prétendait avoir sur toutes les Églises de ces contrées lointaines.

Il voyait déjà les commerçants et les soldats de la France suivre les missionnaires et enlever au Portugal les restes disputés d'une influence presque éteinte. Il rappela la bulle d'Alexandre VI, les privilèges accordés par un grand nombre de papes et qu'il se hâta d'explir

quer à sa manière, sans tenir compte du droit et de la justice ; il n'épargna ni prières^ ni menaces, ni promesses; son ambassadeur à Rome prodigua mémoire sur mémoire, et demanda audience sur audience. Les demandes, les promesses et les menaces pouvaient se résumer en trois mots : Aucun envoi de missionnaires français. — Fondation et dotation par le Portugal de tous les évêchés nécessaires à l'établissement d'un clerçé indigène. — Guerre aux missionnaires français, s'ils étaient envoyés, et refus d'obéissance au Saint-Siège.

La lutte dura cinq ans. Pendant ce temps, les supérieurs du P. de Rhodes, qui voyaient avecpeine le vénérable religieux dépenser son zèle en pure perte, lui donnèrent (1654) la direction des missions de la Perse, oîi il mourut en 1660. Le P. Bagot, qui semblait le soutien de l'association, quitta Paris en 1686 ; M. de Laval fut nommé évêque du Canada, et M. Picque accepta la cure de Saint-Josse, à Paris.

Ainsi au début tout avait semblé facile, après plusieurs années d'efforts tout paraissait perdu ; mais l'éternité de Dieu n'a point de hâte, et quand elle ne désespère pas nos impatiences, elle trempe notre volonté.

Au fond de leur cœur, les associés avaient gardé la foi en leur vocation. Cinq d'entre eux, M. Pallu, M. de Meur, M. de Milian et deux autres ecclésiastiques partirent pour Rome et s'adressèrent directement au pape Alexandre\II. Le Souverain Pontife les écoutaavec bonté,

il les assura de sa protection et nomma cinq cardinaux pour étudier leur demande. M. Fallu resta seul à Rome espérant un prompt succès. Après dix mois de sollici* tations incessantes^ il n'avait rien obtenu; il écrivit alors à un de ses amis^ M. de Lamothe-Lambert, et le pria de venir lui prêter son aide.

M. de Lamothe-Lambert était un conseiller de la cour des aides de Rouen ; chaque jour il communiait^ récitait l'ofSce canonial et faisait deux heures d'oraison. Jurisconsulte savant et dialecticien redoutable, le magistrat valait le chrétien ; il savait rendre objection pour objection, texte pour texte, et mêlait à son argumentation, qui allait droit au but, une nuance de subtilité parfois difficile à saisir et propre à déconcerter l'esprit le plus pénétrant. Arrivé à Rome, il réussit à apprendre d'oîi venaient les obstacles qui arrêtaient M. Fallu.

Par suite d'un principe sage et constant de l'Église romaine, le secrétaire de la Propagande, Mgr All>érici, était opposé à toute innovation, et parfois, poussant cette sagesse jusqu'à l'excès, il refusait même d'écouter ceux qu'il savait devoir lui proposer une chose nouvelle. M. de Lamothe-Lambert finit par lui arracher la promesse d'un quart d'heure d'audience. L'audience dura dix heures. Lorsque le solliciteur sortit, la cause des Vicaires Apostoliques était gagnée, et la future Société des Missions-Étrangères comptait un ami dont la protection ne devait jamais lui faire défaut.

Le 8 juin 1688, Alexandre VII recevait en audience solennelle MM. Fallu et de Lamothe-Lambert, qui repartaient pour la France. — Quoi, monsieur, dit le Pontife

à ce dernier^ vous voulez donc nous quitter ; eb bien, moi je vous retiens, et je vous nomme mon Yicaire Apostolique en Cochinchine I Puis se tournant vers M. Fallu : — Et vous, Monsieur, vous serez mon Vicaire Apostolique au Tong-King.

Le 17 août suivant, la Propagande rendait un décret bientôt confirmé par le Pape et par lequel M. Pallu était nommé évéque d'Héliopolis, Vicaire Apostolique du Tong-King avec l'administration du Laos et de cinq provinces chinoises, M. de Lamothe-Lambert recevait le titre d'évéque de Bérithe, Vicaire Apostolique de la Cochinchine, chargé de cinq autres provinces de Chine et du Japon. Quelques mois plus tard, M. Cotolendi, curé d'Aix, en Provence, fut nommé évéque de Métellopolis, avec le soin des cinq provinces septentrionales de la Chine, de la Tartarie et delà Corée.

Un vieillard partageait les trois puissants royaumes de TAnnam, de la Chine et du Japon entre trois prêtres inconnus ; il leur confiait une œuvre où déjà plusieurs avaient échoué, et que beaucoup déclaraient simplement impossible. Eux acceptaient, heureux et forts de la bénédiction du Pontife et de la grandeur de leur cause, sans redouter les intrigues d'une ambition déçue et d'une malveillance jalouse ou les périls d'une vie de lutte contre un paganisme plein de violences et de fourberies.

Mgr de Lamothe-Lambert partit le premier; le 18 juillet 1660 il quittait Paris, et le 27 novembre, il s'embarquait à Marseille avec deux missionnaires, MM. de Bourges et Deydier. Arrivés à Alexandrette le

11 janvier 1661, ils traversèrent rÉgj^pte, la Perse, les Indes, et le 22 août 1662, ils entraient à Juthia, la capitale du royaume de Siam.

Mgr Cotolendi se mit en route huit mois après Mgr de Lamothe Lambert, avec M. HainquesetM. Chevreuil. A Palacol, petit village à quelques kilomètres de Mazulipatam, le prélat s'arrêta épuisé par la fatigue et brisé par la fièvre. Lorsqu'il eut reçu l'extrêmeonction : — L'éternité approche, tout va bien, dit-il, et il expira.

Mgr Fallu partit le^ dernier. Depuis trois ans qu'il était évêque, deux choses surtout l'avaient occupé. Afin de rendre son entreprise plus facile, et en même temps, utile à la civilisation et à la religion, il résolut d'y faire participer la France. Étendre le règne de Dieu, l'étendre par la France, sous sa protection, en quelque sorte à l'ombre de son drapeau, et pour cela, la rendre puissante en Extrême-Orient par son commerce et par ses alliances, tel fut le but qu'il se proposa. Le moyen ne fut pas long à trouver; d'ailleurs les plans vastes et les desseins hardis n'embarrassaient pas Mgr Fallu. Avec le secours de ses amis, il forma une compagnie commerciale, fit construire et équiper un navire, le Saint- Louis, tout était prêt pour l'embarquement, lorsque le Saint-Louis sombra, dans une tempête, au Texel. C'était une perte de 800,000 livres et la ruine d'un projet longuement préparé.

L'évêque ne s'attrista ni ne se découragea, mais il travailla avec nouvelle ardeur à une œuvre plus importante encore : rétablissement d'une maison de corres-

pondance, séminaire et procure tout à la fois, dont les directeurs devaient former de jeunes prêtres à la vie apostolique et envoyer aux évêques les secours offerts par la charité. Il trouva des collaborateurs parmi les membres de cette même association qu'il avait contribué à établir en 1680, rue Copeaux, et qui, depuis quelques années^ avait fondé une autre maison, rue Saint- Dominique, n chercha ensuite un terrain et des bâtiments, mais la Congrégation de la Propagande hftta son départ, et il dut quitter la France avant d'avoir fondé le séminaire. Toutefois le projet était conçu, expliqué et compris, il était accepté et soutenu ; peu de mois après le départ de Mgr Fallu, il Ait exécuté.

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