‹ Nos missionnaires patriotes et savantsChapitre 7 sur 25 · PS PS · texte numérisé non relu

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chinoise. On y ajoute des articles sur les principales découvertes scientifiques modernes. Il paraît deux fois par semaine avec 2 600 abonnements. Le téléphone était à peine découvert en Amérique qu'il était annoncé et décrit dans cetie intéressante publication dont le prix extrémement minime (il ne coûte que quelques centimes) permet l’accès aux plus pauvres. Il est imprimé et plié de façon à former des brochures que l’on relie ensuite facilement. Son succès est très considérable, et il tire chaque semaine à près de quatre milliers d’exemplaires.

Puisque nous avons cité plusieurs fois les ateliers de Tou-sé-weï, il convient de dire au juste en quoi ils consistent. On élève là une foule de jeunes garcons orphelins et on leur donne à tous le moyen de gagner leur vie quand ils auront atteint l’âge qui leur permettra de sortir de l’institution. On s'efforce de les instruire suivant leurs goûts ou leurs aptitudes. Ceux-ci font de la cordonnerie, ceux-là de la menuiserie, tel autre est peintre en images, tandis que son camarade préfère devenir imprimeur, graveur de planches xylographiques, rélieur, tourneur, tailleur ou simplement maçon. Quelques-uns restent chez leurs pères

adoptüfs et aident ceux-ci dans leurs travaux scientifliques ou servent à leur tour à instruire leurs compatriotes. On les marie le plus souvent avec les Jeunes filles élevées, tout près de là, dans l’orphelinat de la Sainte-Mère, le Senmou-yeu, dirigé par les Dames auxiliatrices des âmes du purgatoire, et dont on à pu voir les ouvrages dans une vitrine spéciale à l’'Exposition des missions, au Trocadéro. Ajoutons enfin qu’une école de français pour les Chinois a été ouverte à Chang-haï par les Pères Jésuites pour le compte de la municipalité française.

On y compte de nombreux élèves.

Voici un aperçu bien incomplet, malgré sa longueur apparente, des œuvres les plus intéressantes, au point de vue qui nous occupe, créées par les Pères de la Compagnie de Jésus dans l’Empire chinois. Il est temps que nous disions ce qu’y ont fait leurs collègues des Missions étrangères. Ceux-ci ont un champ beaucoup plus vaste à cultiver, possédant plusieurs provinces dont l’une est la plus grande de l’Empire, à savoir : le Ssé-tchouen. Bien que moins outillés que les Jésuites pour les travaux scien-

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