SoUz e derjti Scaui, 18Si) , pi. Mil, (ig. 1 ri p. 2i
Sommes-nous là en présence (Vm\ fait exceplionnel ? N'estce pas, au conlrairo, un fait d'un caractère presque général, j)roprG à la majorité des conquêtes dont le but est une simple occupation plutôt qu'une prise de possession réelle du sol ?
Les Etrusques ont dominé pendant trois siècles au moins en Transpadane. plus long-temps et avec plus de suite que les Gaulois. Oi^i sont leurs nécropoles au nord du Pù?Ya-t-on jamais signalé une de ces camere dont l'Elrurie propre est remplie à la même époque ?
Il est difficile de ne pas admettre, avec M. Brizio, qu'en Cisalpine, en Transpadane et en Cispadane les Gaulois n'ont fait que passer comme un ouragan ou comme une nuée de sauterelles. L'éclat et la terreur des armes des Galates avaient rejeté dans l'ombre les premiers occupants. Il semble, à lire les bistoriens, qu'il n'y a jamais eu en Cisalpine que des Boïcns, des Cénomans, des Senones. Les Insubres et les Ombriens eux-mêmes ont disparu de la scène. Les seuls qui aient laissé dans le sol des traces profondes sont les seuls dont les textes ne parlent pas. L'arcbéologie les remet à leur place.
Au début de ces études, nous avons établi que c'était sur le baut Danube et surtout en Italie (Cisalpine) que nous devions aller étudier les Celtes primitifs, dont on trouve si peu de traces en Gaule avant le cinquième siècle. La question se retourne quand il s'agit des Galates. Les Galates sont originaires du nord, du nord des Alpes sans doute, mais plus particulièrement du centre de la Germanie quand il s'agit des Gésates, du nord de la Germanie et du nord-est de la Gaule quand il s'agit des Belges. C'est là qu'ils sont chez eux, comme plus tard les Francs ; c'est là que leurs grandes ligues se forment. Là est le centre de leur puissance, à partir du v" siècle avant notre ère. C'est de là qu'ils partent pour leurs grandes expéditions guerrières et c'est là peut-être que leurs cbefs les plus puissants exigeaient que l'on rapportât leur dépouille moi'telle. Aussi est-ce là, dans leurs immenses nécropoles
situées entre la Seine, la Marne et le Rhin, que l'archéologue doit aller les étudier.
Fig. 113.— Fibules et moule à rasuir de Bismantova '. 1. Bull, cli Paletnologia italiana, Ll, pi. H, 1; t. Il, pi. VUl, 12 ; i. I,pl. 11,1.