‹ Nos origines (volume 2)Chapitre 111 sur 140 · Comme à Vilianovn · texte numérisé non relu

Comme à Vilianovn

2. Voir Anliquaives de Zuricli, t. III, p. 47 : Noies générales sur les lumidiis de

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avec les Grecs par l'intermédiaire des navigateurs touchant à Marseille et commerçant avec les Phocéens, clic aurait eu la réputation d'un pays ayant un climat voisin de celui de la Thessalie ou du Péloponnèse. Les renseignements venus par la vallée du Danube expliquent, au contraire, très bien le sentiment unanime des anciens relativement à la rigueur du climat. Aristote pensait certainement à la Germanie celtique, plutôt qu'à la Gaule proprement dite, quand il affirmait que le froid qui y régne ne permet pas aux ânes de s\j reproduire.

Du 15 au 25 mars 1878, la neige ne nous a pas quittés de Stuttgard à Sigmaringen, en passant par Nuremberg, Ratisbonne, Landsliut etAiigsbourg. Le patinage est dans toutes ces villes un exercice annuel très suivi. En serait-il de même en France, même dans le nord ?

La civilisation celtique primitive a dû prendre corps dans ces régions semi-alpestres. Puis, à côté et toujours sur la rive droite du Rhin, s'est développée la ligue guerrière à laquelle les Galates, les Gaesales ont donné leur nom. Là a été forgée la première épée de fer à l'aide du fer des Noriqucs. Cette révolution ne paraît pas devoir remonter au delà du VU" siècle avant notre ère.

IJinvinche 24 mai's 1878, à Sigmaringen — Propiositions découlant de mes observations. — 1" Les premières populations aryennes, venues s'établir sur le Danube, en Italie et en Gaule, incijié raient sans exception. Elles connaissaient le fer, mais le considéraient comme un métal maudit ; — ces populations étaient agricoles et pastorales.

2° Une révolution, sociale et religieuse à la fois, dont la conséquence fut la substitution du rite de Vinhumation à celui de V incinération, avec formation des tribus gueri-ières, met fin à ce préjugé contre le fer, qui devient le métal guerrier, le métal cher aux chefs. L"épée de fer calquée sur l'épée de bronze, la longue épée à crans au-dessous de la poignée paraît avoir été le premier type d'épée de fer et être restée l'épée des chefs.

3° Les tribus guerrières, après cette révolution, imposent leur domination aux tribus agricoles (voir un texte de Slrabon, dont je ne me rappelle pas exactement les termes). Le centre de la puissance de ces premiers condottières est la vallée du haut Danube, la Garniole, la Souabe, la l'ranconie, la liesse et quelques vallées de la Suisse. Elles ne sont descendues que très tard (iV siècle) en Italie.

4° Vers l'an 400, ces tribus guerrières, Galates et Gaesates, passent les Alpes et s'établissent en Cisalpine à titre de conquérants.

5° A la même époque elles passent le Rhin, mais elles éprouvent plus de résistance qu'en Italie et pendant quelque temps restent cantonnées dans les Vosges et quelques cantons de la Roui'gogne, tandis que dt^s tribus sœurs également guerrières (les Belyae) pénètrent par h; nord-est et envahissent les contrées comprises entre la Seine, la Marne et le iUis- Rhin. L'archéologie démontre que le premier habitat de ces tribus avait été le Hanovre, le Holsteiu, le Mekieuibuurg, la Hesse et pour quekiiies tribus la bohème.

Voyage de Milan, Rolognk, Este, Come

18 septembre 1883, Este. — Du nouvel examen des musées de la Cisalpine découle la nécessité d'établir au Musée de Saint-Germain une salle de la Gaule cisalpine ; une autre salle serait aussi nécessaire : salle de la Gaule transrhénane.

Voyage de Laybach, Vienne

3 septembre I88i. —En Carniole, sui' la route de LaijbacJi. — La culture du pays, en dehors des prairies qui sont nombreuses, est exclusivement maïs, sarrazin, millet. On ne sème presque pas de céréales. Le blé vient de Hongrie, en passant par la Croatie qui en produit aussi une certaine quantité.

Dans l'antiquité, tout ce pays devait être un pays de grands pAturag(îS, et les populations des populations pastorales. Ce sont probablement quelques-unes de ces populations qui, chassées par la famine ou par des émigrants mieux armés, ont poussé jusqu'aux Pyrénées où elles ont trouvé des conditions topographiques analogues. Mous retrouvons leurs sépultures dans les plaines de Ger et ùGarin.

Peut-être les populations des stations lacustres se livraient-elles alors à l'agriculture plus spécialement et doivent-elles être, à cause de cela, distinguées des populations pastorales.

Toute cette contrée des Alpes Noi'iques est admirablement découpée en vallées distinctes, particulièrement lavoi-ables au développement de petites nationalités. Dans ces conditions, les iv'xhus ceUiques primitives ont pu (acilenient développer leur personnalité, se personnaliser définitivement.

Ces populations ont dû de très bonne heure travailler le 1er à la catalane. I>es minerais ne manquent pas encore aujourd'hui, dans les environs de Tarvis, station de liahali (province de lîacak). On y exploite par les procédés anciens un minerai dont le fer est très estimé. Même exploitation à Eisen-Capel (Carinthie), au dire de l'uu de nos compagnons de voyage qui est du pays.

Remarquer que nous souimes dans les contrées des grands lacs. C.\n- NiOLE : lac de Veldes (prononcez Seldes) ; Cmuntuik : lacs d(^ Worlfi, d'Ossak^', de Saint-Léoam'd, de Goritschach, de Saker, de Malshat.

Mardi, 9 scplcnibre 1884. — Il est de plus en plus évident pour uioi ([ue la civilisation, à Vcpo'juc ccltiiiue, a l'cmonle le Danube et bifurqué à Delgrade, suivant d'un côté la vallée de la Drave, de lautrc la valle(! de la Save, dans des directions parallèles, taudis (|ue ci'rlaiin's autres tribus ne quittaient pas la vallée du Danube elle-même, dans huiuelle elles s'avancèrent jusqu'aux sources du llouve pour y faire halle, avant de passer le lihin.

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Des deux côtes des Alpes se trouvent des populations ayant la tradition des cités InniUres \ des deux côtés on travaillait le bronze, puis le fer, d'une manière uniibrme quoiqu'avec des variétés.

2\ juillet 1891. — Muaée d'Esté. — Cette nouvelle visite au Musée d'Esté, après un long intervalle, ne fait que me confirmer dans ma première impression.

I^'impression qui me reste de l'ensemljle des antiquités recueillies et classées par M. Prosdocimi est que les trois périodes (11° III'. IV*), c'est-à-dire tout l'ensemble de l'histoire mganéenne, telle qu'elle se présente à nous dans ce musée, ne forme qu'un seul tout, homogène au fond, dérivant d'un art oriental qui se modifie et pe développe, grandit et déchoit sous des influences diverses sans que le fond change. Les V et V" périodes seules, c'est-à-dire l'âge de la pierre (I""^ période), l'époque romaine {Y^ période) se distinguent radicalement des trois autres. La période gauloise elle-même ne se présente que comme un épisode de cette grande unité.

Il y a là un groupe de tiibus qui, du x" ou xu^ siècle au a" siècle avant notre ère, n'a pas bougé, n'a pas changé. Au début se trouve la civilisalion de Golasecca et de Villanova, comme à Bologne. Les Grecs, puis les Etrusques apportent des éléments nouveaux qui se greffent sur les anciens. Les Gaulois y jettent le trouble un in«tant, sans laisser grande trace ; avec les Romains, l'art oriental reparaît, mais pour se romaniser et s'éteindre dans la grande uniformité de \'art impérial. Il se forme un art euganéo-romain, comme en Gaule un art gallo-romain. La sève euganéenne, illyrienne ou celtique était épuisée, car cet art, comme en Gaule, mérite plutôt la qualification d'art romain tout court.

Bologne, 27 juillet 1891. — Comparer la situation respective des Celtae-Umbri-Galli à celle des divers groupes slaves de l'Allemagne du Sud, de même civilisation générale, de même langue, sauf des différences dialectiques et, cependant, formant de petites nationalités distinctes.

Laybach, Agram, Gratz présentent au voyageur des ceutres slaves, avec des variétés très sensibles sur un fond commun, comme Côme, Este, Reggio d'Emilie, Bologne, Florence aux époques primitives.

Rome, 17 mai 1892. — Résumé des idées de Pigorini (écrit sous sa dictée), touchant la migration des premières tribus aryennes en Italie :

'< Quelques-unes de ces tribus seulement se montrent à l'état du bronze pur ; elles se rencontrent, ou plutôt les débris qu'elles ont laissés se rencontrent seulement dans les terramares de la vallée du Pô et les palafittes orientales (vénétiques), dans lesquelles apparaissent cependant, à la tin de la période, des objets m(/c(?niens, fibules, animaux en argile, etc., appartenant au premier âge du fer.

Puis les Italiotes (sir), déjà à l'âge du fer, arrivent, occupent la Vénétic et les provinces voisines, Mautouau, Plaisance, Parme, Koggio, Modène, où ils construisent à leur tour des palalitlcs (terramares), mais bicniôl

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passent le Passaro, franchissent les Apennins et s'avaacont jusqu'à Veios et Corneto, où ils imporlent l'art et les lornios de Villanova. [Où les avaient-ils prises ? (A. B.)-] I^eur migralion s'explique par la pression exercée sur elles par les tribus hallstatticnnex .àTesl et les tribus golasecciennes f^colliques), à l'ouest, toutes deux au premier âge du fer, qu'elles font connaître aux populations antérieures des terramares du bronze.

Pendant ce lemps, l'câge de la pierre se mainiienl chez les populations primitives des Alpes Juliennes et chez les Ligures de la montagne.

Helbig (me dit Pigorini) adhère à ces vues qui sont, paraît-iljcs siennes depuis longtemps. Il demande seulement qu'à côté des Ilaliolcs et des Celtes, on fasse une large part aux Etrusques.

Bologne, 27 mars 1892. — Au Mmée Civique. — L'impression que je reçois après trois visites au Musée Civique {trois en dix ans) est que la civilisation vilUmovienne , telle qu'elle nous apparaît ici, dénote un étal de société bien plus avancé qu'on ne se le représente généralement et qui se développe tranquillement jusqu'à l'arrivée des Etrusques (vf siècle), pendant une période qui peut avoir duré quatre ou cinq cents ans. Il y a eu là, certainement, un premier foyer de civilisation intense qui a passé les Apennins où les Etrusques l'ont rencontrée et niodirlée.Je suis d'accord avec Brizio pour y voir la civilisatiou ombrienne. Ces Villnnoviens travaillaient parfaitement le bronze fondu ou martelé. Leurs mors de bride dénotent des chevaux de luxe, très probablement des chars de parade. De beaux fuseaux montrent que dans la haute société on estiuiait le travail de la matrone, au foyer domestique. Les vases à appliques de métal et même à appliques d'étain, comme dans les stations lacustres, témoignent d'un grand luxe à l'intérieur des habitations Les Étrusques n'ont guère apporté, en plus, que les vases peints et l'usage de vivre dans des villes fermées (Marzabollo). Il y a toujours, cependant, le rite de l'inhumation qui les sépare nettement des populations vraiment vilhmoviennes et que nous sommes très disposé à regarder avec i\I. Hrizin connue des populations ombriennes, c'est-à-dire proto-celtiouks.

Alex. Herthand.

L'AMENTUM ET LA CATEIA '

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PL\QIE DE CEINTURE EN HIIONZE AVEC FIGIRES

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