‹ Nos origines (volume 2)Chapitre 121 sur 140 · CHEZ LES CELTES CONTINENTAUX AU V ET AU IV*' SIÈCLE AVANT J.-C · texte numérisé non relu

CHEZ LES CELTES CONTINENTAUX AU V ET AU IV*' SIÈCLE AVANT J.-C

L'unité monarchique paraît avoir existé chez les Celtes à l'époque de leur établissement dans l'Italie septentrionale.

L'invasion celtique en Italie est de peu d'années antérieure à la prise de Rome par les Gaulois, 390. Nous avons établi que la domination étrusque en Campanie dura de 471 à 424. Elle fut, nous dit Polybe, contemporaine de la suprématie étrusque dans le bassin du Pô. Alors il y avait entre les Étrusques, et les Celtes établis au nord des Alpes les relations commerciales amenées par le voisinage ; mais tout à coup, séduits par la beauté de la plaine qu'arrose le Pô, les Celtes, sous un prétexte futile, arrivèrent avec une grande armée dans ce pays, en chassèrent les Etrusques et s'en emparèrent' : tel est le récit de Polybe. Cette conquête, suivant le même auteur, précéda de peu de temps la prise de Rome par les Celtes, 21 juillet 390 avant J.-G. Si l'on s'en rapportait à la chronologie d'Appien, l'invasion celtique en Italie aurait commencé dans le cours de l'Olympiade 97 où les Celtes entrèrent à Rome. L'Olympiade 97 correspondant aux années 392-389 avant J.-C, ce serait au plus tôt en 392 que les Celtes seraient entrés en Italie^.

La chronologie de Diodore de Sicile s'accorde avec celle d'Appien pour présenter l'entrée des Celtes en Italie et la prise de Rome comme deux événements qui se seraient suivis immédiatement.. ...

Quand la mode des récits erotiques s'introduisit à Rome avec k^s contes d'Aristide de Milet, vers l'an 100 avant J.-C, on expliqua l'invasion celtique en Italie par la vengeance d'un mari. L'Étrusque Arruns dont Lucumon avait séduit la femme était allé, dit-on, sous prétexte de commerce, conduire au delà des Alpes des chariots chargés de vin, d'huile et de figues. Les Celtes à cette époque assaisonnaient leurs aliments avec de la graisse de porc, leur boisson fermentée était la bière ; ils ne connaissaient pas plus Ihuile et le vin que les figues. Quand ils en goûtèrent, ils furent ravis, et Arruns n'eut pas de peine à leur persua-

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