‹ Nos origines (volume 2)Chapitre 139 sur 140 · IhicL, p · texte numérisé non relu

IhicL, p

IJ. .M. Reicliel [llomerische Wa/fen, p. 43) va plus loin ot traiti; irs coupes pliéuicienuea de « misérables » {die étende phonikische Bildschalen).

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que les artistes mycénions ont dû emprunter aux Phéniciens la division en zones concentriques; mais Thypothèsc d'influences exercées par l'art de l'Orient comporte des objections d'un caractère plus grave et plus général.

En plaçant la rédaction des poèmes homériques, avec Hérodote, vers l'an 850 avant J.-C, on se croyait autorisé à faire intervenir, pour en expliquer les détails archéologiques, des œuvres orientales d'une époque voisine. Mais ces œuvres, on était toujours conduit à les vieillir un peu, et cette tendance est encore sensible dans l'usage courant, où les mots d'assyrien et de phénicien éveillent, chez les gens du monde, l'idée d'une très haute antiquité, antérieure aux premiers balbutiements de l'esprit grec. Or, les bas-reliefs assyriens qu'on a rapprochés du bouclier homérique ne sont pas antérieurs à l'an 700. Quant aux coupes dites phéniciennes, M. Saglio nous apprend, en citant ses auteurs', que l'époque généra'ement assignée à leur exécution « est le vii"^ ou le vui^ siècle ». Il ajoute cependant que la coupe d'Amathonte «est sans doute une des plus modernes parmi celles du même caractère que l'on possède actuellement, même si l'on n'accepte pas la date du \' siècle avant J.-C, indiquée par M. Colonna Ceccaldi d'après l'interprétation qu'il donne du sujet. » Assurément, il peut paraître gênant d'expliquer un texte littéraire du ix' siècle par des bas-reliefs et des gravures du vue ou du vin-', mais, quand il s'agit d'une différence d'époque relativement aussi peu considérable, on se tire d'affaire en admettant des « prototypes » antérieurs aux objets similaires que nous possédons.

Les choses ne se présentent plus de même aujourd'hui. Les bas-reliefs assyriens et les coupes dites phéniciennes n'ont pas vieilli, mais il est devenu évident, par suite des progrès de l'archéologie mycénienne, que les poèmes homériques, rédigés ou coordonnés, si l'on veut, vers l'an 850, plongent leurs racines jusque dans le passé pré-dorien. Quant à la civilisation mycénienne, dont la connexion étroite avec la civilisation homérique n'aurait jamais dû être contestée*, nous savons qu'elle était dans tout son éclat entre 1400 et 1200 environ avant noire ère. Nous voilà loin des coupes dites phéniciennes et des bas-reliefs assyriens!

Les plus anciens bas-reliefs historiques que l'on ait recueillis dans un palais assyrien sont ceux qui décoraient la demeure d'Assournazirpal à Nimroud^; or, ces bas-reliefs sont postérieurs au x° siècle. Je sais bien que les sculptures chaldéennes de Tcllo sont attribuées à une antiquité beaucoup plus haute, mais ce n'est pus dans ces monuments que l'on a cru pouvoir chercherdcs points d'attache pour expliquer l'origine de l'art homérique. Que l'art chaldeen du troisième ou du quatrième millénaire avant notre ère — à supposer que la chronologie admise soit exacte —

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