Plutarque, De placitis phUosoph., p
7. Timée, fragm. 36 [Fragm. hislorir. gt^aec, t. I. p. 200) : Tt!j.a'.o; tou; l\i.èâ.llovvxi; TtOTajAoùç sic tV 'AtX-xvtixyiv 6ià ty]; Ke^tixÔ; ôpecvr;<; a'iTiàTat.
8. Parmi les noms de lieux qu'il a recueillis, il en est un, celui à'U.risatna (l'ile d'Ouessant)fa), qui est très probablement celtique, et qui rappelle celui de la MinervaBelisama mentionné par des inscriptions gauloises (/^) ; il faut sans doute y voir, avec M. Loth, un superlatif gaulois d'a.r«r?ia, signifiant «la plus haute ou la plus proche du nord »{<■), désignation qui conviendrait bien à l'île d'Ouossant.
(a). Strabon, 1, iv, 5.
(b). Corp. inscr. lat.,t XII, p. 162; Orelli, n" 1431, I9G9. On a aussi «--niis Ihypolliôse que Bfilimma serait le pliénicien Baalat Samaim, .. la reine des cieux »; voir Ph. Berger. Ilevue celtique, t. IV, p. 2Ht).
(c). Loth, Revue celtique, t. X, p. 352.
Si, comme l'a d'abord supposé M. MûUenhoff, les chapitres Lxxxiv-xcviii du traité De mirabilibus auscultationibus dérivent de Timée, on doit admettre que ce dernier historien a connu, vers 264, l'établissement des Gaulois sur les côtes aujourd'hui françaises de la Méditerranée, occupées, jusque vers la fin du iv^ siècle, par les Grecs, les Ibères et les Ligures *.
A partir de la fin du iv« siècle, époque où commencent à dominer les conceptions géographiques d'Ephore, il faut tenir grand compte de Terreur qu'il a popularisée en étendant à l'excès le domaine des Celtes. Celte erreur a été signalée, dans l'antiquité même, par Diodore aussi bien que par Strabon^
« Il est bon de définir ici un point ignoré de beaucoup de personnes. On appelle Celtes les peuples qui habitent au-dessus de Marseille, dans l'intérieur du pays, près des Alpes et en deçà des monts Pyrénées. Ceux qui sont établis au-dessus de la Celtique et qui habitent, le long de FOcéan et la forêt Hercynienne, toutes les contrées qui s'étendent de là jusqu'à la Scythie, sont appelés Galates'. Cependant les Romains, comprenant tous ces peuples sous une dénomination commune, les appellen Galates indistinctement. »
On peut rapprocher ce passage des ligues suivantes de Strabon (IV, r, 14) :
« Voilà ce que j'avais à dire sur les habitants de la Narbonuaise. On les nommait autrefois Celtes et je présume même que les Grecs n'ont été portés à donner à tous les Galates le nom de Celtes qu'en raison de la célébrité de ces anciennes tribus. Le voisinage de Marseille peut y avoir aussi contribué. »
C'est là un excellent commentaire de la phrase d'Hécatée,
écrivant cinq cents ans auparavant :
(( Marseille, ville de la Ligystique, proche de la Celtique. » Amédée Thierry, de nos jours, dans son Histoii^e des Gau-
lois,Bi très exactement résumé la doctrine de Strabon* :
« Strabon a grand soin de nous signaler comme un écueil dangereux