‹ Nos origines (volume 2)Chapitre 20 sur 140 · Am. Thierry, Histoire des Gaulois, t. I, p · texte numérisé non relu

Am. Thierry, Histoire des Gaulois, t. I, p

en géographie et en histoire le double sens donné au mot Celte par les Grecs : 1° sens ethnographique local el déterminé; 2° sens géograpliique indéterminé et conventionnel. Ethnograpliiquement, Slrabon en limite l'application aux tribus gauloises établies au-dessus de Narbonne, à l'est des Cévennes, et il expose comment les Massaliotes, entrés, d'abord, en relation avec elles, parce qu'elles avoisiuent Marseille, prirent leur nom pour nom générique de tous les Gaulois el propagèrent cette erreur parmi les Grecs. »

Un texte poétique du m'' siècle dont ni Schocpilin, dans ses Vindiciae celticae^ ni même Dom Bouquet, dans le grand recueil des Historiens de la Gaule, nont fait usage, mérite d'être ici l'objet d'un examen attentif. Il s'agit des Arrjonautiques d'Apollonius de Rhodes.

Rappelons qu'Apollonius composa son poème à Alexandrie sous Ptolémée Evergète, 240 ans avant J.-G. Le sujet qu'il traitait était très ancien et très populaire. Dès l'époque d'Homère, il avait exercé les rhapsodes; Hésiode se montre également familier avec la légende argonautique. Des poèmes qui embrassaient l'ensemble de cette tradition, le plus célèbre étaitcelui d'ÉpiménidedeCrète,maisil y en avaitd'autres encore. Les poètes lyriques, Mimnerme. Simonide, Pindaro, Antimaque de Colophon, les tragiques, Eschyle, Sophocle, Euripide, ont puisé des inspirations dans ces récits ou en ont traité séparément des épisodes. Parmi les prosateurs, Hécatée de Milet paraît s'en être occupé longuement; Phérécyde de Léros leur avait consacré deux livres du son histoire. Les historiens proprement dits, Hérodote, Timée, n'y attachèrent pas moins d'importance. Hérodote* nous dit que le voyage des Grecs en Colchide et l'enlèvement de Médée étaient des faits connus des Perses eux-mêmes. Slrabon 'en retrouvait la

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