‹ Nos origines (volume 2)Chapitre 22 sur 140 · Apollonius, Arr/07iaulit/ues, IV · texte numérisé non relu

Apollonius, Arr/07iaulit/ues, IV

niens% fait retentir l'air d'un cri qui les remplit d'épouvante, en môme temps qu'elle repoussait le navire et lui faisait prendre le chemin par le quel ils devaient revenir dans leur patrie. A la faveur d'un nuage dont les enveloppa la déesse, ils purent traverser sans ètro aperçus les nombreuses tribus des Celtes et des Ligxjens *, arriver à la mer et après être sortis du fleuve par reinboucliure du milieu, aborder heureusement aux îles Stoechades. »

Celte géographie singulière, qui combine le Pô avec le Rhône et le Rhin, qui se fait une idée si vague des lacs de la Haute-Italie, de la Suisse, de la vallée du Danube, n'est pas celle des contemporains d'Apollonius, des Alexandrins du me siècle, mais remonte à une époque beaucoup plus haute, voisine, tout au moins, de celle oi^i écrivait Ilécalée. Aussi le texte poétique que nous avons transcrit en dernier lieu est-il peut-être, vu la source d'où il dérive, le plus ancien document grec où il soit question des Ligures et des Celtes, localisés les uns dans la zone littorale, les autres dans la vallée du Rhône, sur les bords des lacs de la Suisse et de l'Italie. Il est, dès lors, très vraisemblable, sinon tout à fait certain, que dès la fin du vi" siècle avant J.-C. ces peuples occupaient les régions où les place le poème d'Apollonius.

Vers la fin du iv" siècle avant notre ère, les contrées où les textes nous autorisent à placer les Celtes sont les suivantes :

1" De Rimini à Venise le long des côtes de l'Adriatique (Scylaxj;

2° En Istrie et aux environs du golfe Ionique (Théopompe, Plolémée fils de Lagus);

1. La plus ancienne mention que nous possédions des monts Hercyniens,

'Apx'jvta op/), se trouve dans les Mi'léuro/of/igues d'Aristote, I, VL

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