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4. M. Bertrand a cru remarquer, eu 1875, que Polybe qualifie presque constamment de Galates les Celtes du premier groupe, taudis qu'il réserve l'appellation de Celles, KcXtoc, à ceux du second. Voir l'analyse de sou mémoire Aanè Y Archéologie cellirjiie et qaiiloise, 2" éd., p. 415, et le mémoire lui-même daus la Revue urc/iéologigue, 1876, t. I, p. 1-24, 73-98, 153-161.
Si nous connaissons avec certitude la date de l'invasion des Galates en Cisalpine (commencement du iv siècle), danger toujours suspendu, depuis cette époque, sur la tête non seulement des Romains et des Étrusques, mais des Celtes cisalpins, nous n'avons aucun renseignement sur les incursions qu'ils avaient pu faire antérieurement. Mais la situation de demi-hostilité existant après l'invasion de 400 entre Cisalpins et Transalpins ne nous échappe pas et nous donne, pour ainsi dire, la note des relations antérieures.
Polybe, II, chapitre xvni:
« Bientôt [après la prise de Rome] les Celtes se trouvèrent engagés dans des guerres civiles et plus d'une fois les populations renfermées dans les Alpes, se coalisant entre elles, les attaquèrent, attirées par leur richesse qu'elles comparaient à leur misère. »
Et plus loin^ chapitre xix :
« (Les Celtes cisalpins) étaient restés trente ans fidèles à la trêve conclue avec les Romains, mais les Transalpins ayant alors remué, selon leur habitude*, les Cisalpins, qui craignaient d'avoir à soutenir une lourde guerre, après avoir détourné de leurs tèles, à force de présents et en invoquant leur consanguinité -, les fureurs des peuplades soulevées, les excitèrent contre les Romains et prirent part à leur expédition. »
Nous voyons ici clairement marquée la dualité des populations celtiques, populations d'humeur et de mœurs différentes, quelquefois unies par la nécessité, souvent opposées d'intérêt, mais n'oubliant jamais le lien commun d'origine qui les rattachait.
Le chapitre xvn de Polybe complète nos informations sur les relations des Étriisques avec les Celtes, antérieurement à la fin du v° siècle :
« Les Tyrrhéniens étaient autrefois maîtres de ces plaines, à l'époque otJ ils régnaient également sur les plaines voisines de Nola et de Capoue, connues sous le nom de champs Phlégréens. Ceux qui veulent se faire une idée vraie de ce qu'a été la puissance des Tyrrhéniens ne doivent pas, en