‹ Nos origines (volume 2)Chapitre 30 sur 140 · Tr,v c'jyyevtiav · texte numérisé non relu

Tr,v c'jyyevtiav

efTel se les représenter comme occupant seulement le pays qu'ils habitent de nos jours, mais encore les plaines dont nous venons de décrire la richesse. Les Celtes (Hâtent leurs voisins immédiats et, comme tels, mêles à. eux. Séduits par la beauté du pays, ils l'envahirent sous un léger prétexte avec une nombreuse armée, chassèrent les Tyrrhéniens de la vallée du Pô et s'y établirent. »

Il faut bien s'entendre sur le caractère de ces conquêtes antiques. La domination des Etrusques était une occupation du pays surveillé par les douze cités où les Tyrrhéniens concentraient leurs forces, le fond de la population restant le même avant comme après V occupation étrangère. Que l'on songe à ce qu'a été \ occupation de l'Algérie et de la Tunisie par les Turcs, à ce qu'elle est encore sous notre domination ou notre protectorat, et l'on aura une idée assez juste de ce qu'était la Cisalpine sous la domination des Etrusques, de ce qu'elle fut ensuite sousla. domi?îation des Galates. La Grèce n'a-t-elle pas été pendant plus de dix siècles sous la domination des musulmans sans que le Grec ait disparu du pays? Seulement, en Cisalpine, après la conquête galate, sujets et maîtres appartenaient à la même race et parlaient sinon la même langue, du moins des dialectes voisins.

Denys d'Halicarnasse, dont l'érudition historique était très grande, nous présente les faits sous le même aspect* :

« Cumos, ville grecque, fut attaquée par les Tyrrhéniens qui étaient alors établis sur le golfe Ionique, mais qui depuis en ont été chassés par les Celtes. »

SiTite-Live, qui devait parfaitement connaître ce fait, a pu dire que les Gaulois de 391 étaient des incoiinus pour les Etrusques, c'est évidemment que l'auteur suivi par lui dans ce passage avait une claire conscience de la différence qui existait entre les Celtes cisalpins et les Galates transalpins. On pouvait être familier avec les premiers sans avoir encore aucune connaissance des seconds.

Ce que l'on pourrait appeler « la Celtique de Polyhe » s'é-

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