Titc Live, V, xxxui
se trompera g-uère en plaçant vers l'an 1000 avant J.-C. larrivée des tribus qui les exploitaient dans l'Italie du nord.
Quelles étaient ces populations? Dire qu'elles portaient déjà le nom commun de Celtes serait assurément aller trop loin. Nous n'avons pas le droit d'affirmer qu'au xe-viii" siècle le nom des Celtes fût déjà celui d'un groupe prépondérant, encore moins qu'il eût déjà pénétré au sud des Alpes. 11 est vraisemblable que les tribus celtiques ne se distinguaient encore, en ces temps reculés, que par leur nom particulier, celui du clan auquel elles appartenaient. Mais il ressort du récit de Polybe qu'elles étaient apparentées de très près aux tribus qui devaient plus tard porter le nom de Celtes ; elles en avaient le costume et les mœurs et, presque aussi certainement, bien que nous manquions de témoignages à cet égard, la langue. Quand les Calâtes^ le second ban des Celtes du nord, apparaissent, ils recoimaissent en eux des frères.
Nous disons que les populations de la Cisalpine soumises aux Etrusques avaient déjà, bien avant la conquête gauloise, le costume, les mœurs, probablement la langue des Celles de Polybe. Cette vraisemblance, que l'archéologie nous fait entrevoir, peut s'autoriser de la distinction qu'établit Polybe entre les Celtes de son temps, les alliés d'Anniba!, et leurs voisins orientaux les Vénètes. Les Vénètes n'avaient point été soumis à la domination des Étrusques; ils étaient restés ce qu'ils étaient à l'origine et l'on sait que leurs établissements sur les bords de l'Adriatique remontaient à une époque très reculée. En chassant les Étrusques de la vallée du Pu, les Gaulois les laissèrentégalement libres. Or, ces Yénètcs, qui étaient une des plus anciennes populations de la Cisalpine, ne se distinguaient des Celtes que par le langage ; ils en avaient, suivant Polybe, le costume et les mœurs*. On ne peut supposer que les Vénèles aient emprunté ce coslunieelces mœursàdescnncuiis ddul ils ne parlaient pas la langue. Après la prise de llome, c'est une menace d'invasion des Vénètes sur le terrrituire celli(iue (pii