Fréret, Œuvres complètes, 1796, t. IV, p. 201 cl suiv
4. Fréret entend par lliyrieus les Libimti, les Siculi et les Vcneli.
'6. 11 s'agit des Ibères qui passèreut par rilalic pour aller s'établir en Sicile et eu Corse.
SOUS lequel Pline' et d'autres écrivains- les ont désignés, était, dans leur langue, une épithèle honorable qui signifiait noble, vaillant, et dont le singulier Ambra est encore usité dans la langue irlandaise \ Pline donne une très grande étendue au pays occupé par les Ombri. Selon cet auteur, ils avaient été les maîtres de l'Étrurie avant l'arrivée des Pélasges ou Grecs et des Toscans (Étrusques); ils occupaient pour lors tous les pays qui sont des deux côtés du Pô, au nord et au sud. Ariminium (Rimini) et Ravenne sont deux de leurs colonies. L'Ombrie du milieu, située entre le Picenum et l'Étrurie, portait le nom des anciens Celtes et les habitants de cette contrée les reconnaissaient pour leurs ancêtres*. Pline ajoute qu'ils furent chassés par les Toscans (Étrusques) et que ceux-ci le furent à leur tour par les Gaulois qui, longtemps après, envahirent l'Italie vers 600 avant l'ère chrétienne. D'où il résulte : \° que les Ombri avaient été maîtres de tout ce qui, dans la suite, appartint aux Gaulois; 2° que l'invasion de ces derniers était moins une usurpation que la conquête d'un pays possédé dans l'origine par des peuples de leur nation que les Toscans en avaient dépouillés. La partie de ces Ombri qui était fixée au nord du Pô s'y maintint et garda toujours son ancien nom. Les écrivains romains les nomment Insubres, mais Polybe les appelle hombri, et ce nom purement gaulois signifie « les Ombri inférieurs ». Ces Insubres occupaient le Milanais et les contrées voisines. »
Pline, ainsi que le dit Fréret, est loin d'être le seul à attester l'antiquité et la puissance des tribus ombriennes en Italie, antérieurement à la domination des Étrusques. Non seulement Hérodote fait aborder les Lydiens de Tyrrhenus en Ombrie, mais Denys d'Halicarnasse revient plusieurs fois sur le caractère de grande antiquité des Ombriens, dont il fait même les prédécesseurs des Pélasges.