‹ Nos origines (volume 2)Chapitre 62 sur 140 · Bréal, Les Tables Euijubines, ISlo, p. xxvii · texte numérisé non relu

Bréal, Les Tables Euijubines, ISlo, p. xxvii

étudié parliculièrenienl la question — sont d'accord pour reconnaître le rôle prépondérant que les Ombriens ont joué, non seulement dans l'Italie du nord, mais dans l'Italie centrale, aux époques primitives.

Pour M. Brizio ', la civilisation prc-clnisque de la Cisalpine, qualifiée par les archéologues de villanovienne {du nom de la nécropole de Yillanova), est d'origine ombrienne. « Les données archéologiques, d'accord avec les témoignages de l'histoire, signalent en Cisalpine (Cispadane et Transpadane) la présence de deux groupes différents. L'histoire nous donne leurs noms : ce sont les Umbri d'un côté, les Etrusques de l'autre. Les Umhri ont précédé de beaucoup les Etrusques. »

M. Paolo Orsi divise en trois périodes l'histoire de la Cisalpine^ :

1° Période umhro-italiqiie (civilisation de Yillanova) ;

2° Période étrusque (civilisation de la Certosa) ;

3° Période galatique (invasion du iv'^ siècle av. J.-C).

Pour M. Oberziner, les Umbri se rencontrent également à l'origine, mais, sous l'influence des idées de M. Ilelbig, il les présente comme étroitement apparentés aux Proto-Etrusques. « Les Etrusques, dit-il, sont un peuple apparenté aux Ombriens, un popolo imparentato coW Umhri. »

Le moment n'est pas venu de discuter cette question de détail. Contentons-nous de constater Fimporlancc accordée par les trois archéologues italiens au groupe ombrien, que M. Helbig seul paraît méconnaître.

En résumé, de l'ensemble de leurs écrits, où les données de l'histoire sont habilement rapprochées des documents archéologiques, ressort cette opinion commune que, sur un fond de civilisation primitive, — à peu près uniforme des Alpes aux Apennins et, par delà l'Apennin, jusqu'à la Sabine, — deux grands groupes ethniques se détachèrent de très bonne heure, les Ombriens et les Etrusques. Les Rhètes ne doivent pas être

1. IJrizio, La provenicnza derj/l Elniscif diius la Nuova Anlologia, 1892, p. 137.

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