Mentionné dans les Matériaux, t. XIV, p
7. Lindenschmit, Allertiuimcr, aiipeuilice au !«' cahier du III" vol., p. 15.
8. Pour les exemplaires espagnols, voir Carlailiiac, .l^f.v pre/ii.st. de l'Espagne, fig. 356-360.
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Fifç. 40 à 45. — Plaques de Haguenau. Collection Nessel.
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Fig. 4G à î)0. — Plîiqiiori lie Ilci^'iiciiau, Collecliou Nessi-I.
tements des Hautes et Basses-Pyrénées, des Landes, du Gers, de la Haute-Garonne et du Tarn. Des rites analogues se sont retrouvés dans le Lot, le Cantal et l'Ain, nous indiquant, à rebours, la direction générale de l'immigration^, qui par le Doubs nous conduit à la trouée de Belfort.
Ces sépultures se distinguent très nettement non seulement des sépultures mégalithiques, mais des sépultures gauloises à inhumation sous tumulus. Elles appartiennent à des tribus relativement pauvres, comme le sont, en général, les tribus pastorales. Les groupes analogues de la Haute-Italie étaient à la mémo époque beaucoup plus avancées en civilisation, même avant leurs rapports avec TOrient méditerranéen.
Il est à remarquer que cette supériorité relative de richesse se retrouve également chez les tribus qui avoisinent le Rhin (nécropoles de la forêt de Haguenau). La richesse augmente à mesure que nous remontons "vers les sources de l'immigration et l'observation s'applique avec encore plus de vérité aux groupes transrhénans (Basse-Bavière et vallées supérieures de la Save, de la Drave et des Alpes Noriques). On serait presque tenté de considérer nos tribus sous -pyrénéennes comme des exilées souffrant de leur éloignement du centre de la famille, et ayant perdu, à la suite de cette séparation, une partie des secrets techniques professionnels.
Sur le Rhin nous retrouvons ces tribus dans leur état normal. La belle série de plaques de bronze estampées de la collection Nessel à Haguenau (fig. 40-50), analogues à celles que l'on connaît de Ilallstatt et de Sigmaringen*, la perfection relative des poteries, empreintes, malgré leur simplicité, d'un sentiment très vif de la forme, donnent une idée moins imparfaite de l'état social de ce groupe. Les tribus d'Alaise en Franche- Comté se présentent déjà sous le même aspect (fig. 51-52).
Si, tournant la Suisse, nous atteignons les sources du Danube, l'intéressant Musée de Sigmaringen, si bien décrit en 1860 par feu Lindenschmit, nous met en présence d'unmobi-
1. Sacken, Grab/eld von Ilallstatt, pi. XI; Liudensclimit, Sigmariîige?!, pi. XllI, XVII, XXVI.
lier funéraire plus complet encore et plus varié, bien que se rattachant intimement aux précédents.
Nous y retrouvons la même ornementation au repoussé des plaques estampées des nécropoles d'Alaise et de la forêt de Haguenau, le petit poignard à antennes et de nombreuses fibules dont les analogues existent non seulement dans les nécropoles de la rive gauche du Rhin , mais aussi en Cisalpine, fibules serpenti formes, à arc surhaussé ou crénelé. Le poignard à antennes de Niederaunau (fig. 36) appartient à cette série. La richesse de son fourreau de bois plaqué de minces
Fig. SI.
Plaque en bronze de Corveissiat(Ain)*.
Fig. 52. Plaque en bronze d'Air)ancey(Doubs)*.
feuilles de bronze ornées au repoussé, ainsi que le caractère spécial de la bouterolle, nous font déjà présager le luxe de certaines armes découvertes dans le Noricum chez les populations proto-celtiques, celtiques ou gauloises de ces contrées. Une nouvelle civilisation se révèle à nous, dont la Gaule n'a encore reçu que le contre-coup et dont le caractère celtique paraît impossible à méconnaître.
Ce sentiment, l'un de nous la éprouvé avec une vivacité toujours croissante au cours de plusieurs voyages d'exploration à travers les divers musées de ces contrées, de 1873