‹ Nos origines (volume 2)Chapitre 85 sur 140 · Deschmann et Hoscbtetter, op. laud., p. 10, tîg · texte numérisé non relu

Deschmann et Hoscbtetter, op. laud., p. 10, tîg

Duo (fMsque alpina coruncant Gaesa manu, scutis protecti corpora longis '.

Bientôt on désigna d'une manière générale par Gésates les troupes de mercenaires gaulois-, qui se distinguaient des autres tribus par leur audace guerrière non moins que par leur habitude de combattre nus. C'est ce que marque très nettement Polybe ' :

« Les Gaulois (à la bataille de Télaiiion) placèrent sur la ligne de derrière, contre laquelle ils supposaient que se porterait Aeinilius, les Gésates alpins, et après eux les Insubriens, sur le front les Taurisques et les Boïens Les Insubriens et les Boiens se présentèrent au combat couverts de braies et de saies légères. Mais les Gésates, par forfanterie et par hardiesse, avaient dépouillé tout vêlement et nus, avec leurs armes seules, ils se placèrent au premier rang. »

Ce sont les mêmes Gésates qui portaient les torques et les armilles d'or.

« La vue et le mouvement de ces hommes nus, placés en avant, brillant tous de vigueur et de jeunesse, n'étaient pas moins formidables que le reste. Tous ceux qui formaient les premières ligues étaient ornés de colliers, de bracelets d'or *. »

Un autre passage de Polybe, se rapportant également aux événements de Fan 225 avant J.-C, semble bien prouver que les Boïens étaient loin d'être organisés, comme les Gésates, à l'étal de populations toujours sous les armes. Les Gésates formaient, à cet égard, une exception. Polybe nous représente les Boïens comme une population paisible, sous la domination de chefs beaucoup plus belliqueux^ :

« Vers cette époque, les Galates commencèrent à remuer, à chercher querelle aux lîomains pour les moindres motifs et à faire entrer dans leurs desseins les Galates des Alpes. Ces manœuvres furent d'abord conduites

). Virgile, Enéide, Vin,660. Le mot celtique yxido; (gotliique (jciis^zlelum) Cri connu par V Etymoloyiutn MiKjnuin.

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