Ibid., pi. VI, fig
3. Le passage capital est dans Polybe, II, ;J3 ; Il dit que les épées des Gaulois ne pouvaient frapper de taille qu'un seul coup, qu'elles étaient émoussées au second et qu'elles pliaient tellement que le soldat devait les redresser avec son pied contre terre.
était chez eux soit un insigne de commandement, soit l'arnic de troupes d'élite peu nombreuses. La même particularité s'observe au v« siècle chez les Francs.
Mais il serait imprudent de généraliser cette observation. L'épée de fer, si rare à Hallstatt, se montre de plus en plus fréquente dans les sépultures à mesure que nous avançons vers le nord. Elle est, chez les Belges, l'arme des soldats aussi bien que celle des chefs *. 11 en était sans doute de même chez les Helvètes qui, établis autrefois avec les Boïens entre le Rhin, le Mein et le Danube*, avaient été refoulés vers le sud par les Germains, Dans la station helvétique de la Tène, sur le lac de Neufchatel, qui paraît dater de la fin du m' siècle avant notre ère, les épées de fer sont très nombreuses. On en
Fig. 8.1. — Fibules de Walsch»
vient donc à se demander si les Gésales n'étaient pas précisément des Helvètes^ arrivant non pas de la vallée du Danube, mais de celle du Rhin. Le gaesum gaulois, d'où les Gésates tirent leur nom, est un javelot. Virgile attribue cette arme redoutable aux Gaulois qui attaquent le Capitole :
1. Pour les Belges d'Angleterre, cf. Tacite, Vie d'Agrlcola, c. xxxvi Ce sout bien les glaives décrit-? par l*olybe : ingentihus gladiis, gladii sine miicrone.
2. Tacite, Germanie, xviii. Cf. Zeuss, Die Ueulschen, p. 225.