‹ Nos origines (volume 3)Chapitre 114 sur 168 · Fragm. Ilist. grzc, éd. Didot-MiJller, t. I. p · texte numérisé non relu

Fragm. Ilist. grzc, éd. Didot-MiJller, t. I. p

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Troie «, les Lig-ycns (Lig-iiros) avaient déjà chassé les Sicanes (population ibérique) des bords du Sicunos en Espagne.

« La Sicile fut 1res anciennement habitée. Voici l'énuméralion de tous les peuples qui roccupèrent. Les premiers habilanls du pays furent, diton, les Cyclopes et les Lestrygons. Je ne saurais dire ni leur origine, ni d'où ils vinrent dans l'île, il faut, sous ce rapport, nous contenter de ce que disent les poètes et qui est généralement accepté-. Après eux les Sicanes paraissent y avoir formé les plus anciens établissements. Ils leur seraient même antérieurs, à les en croire, puisqu'ils se prétendent autochtones, mais la vérilé est que ce sont des Ibères, chassés par les Ligyens (Ligures) des bords du fleuve Sicanos, en Ibérie. Après la prise d'Ilion, quelques Troyens, échappés aux Hellènes, abordèrent en Sicile et s'établirent sur les confins de ces Sicanes ^ »

Sur celle dernière phrase s'appuie l'opinion que la lutle entre les Sicanes et les Ligyens (Ligures) remonte à une époque antérieure à la guerre de Troie.

Nous savons, par d'autres témoignages*, que les Ligures, dès cette époque reculée,avaient des établissements au centre do l'Italie, ou du moins sur les côtes. Ils auraient même, à partir de ce moment, occupé une partie de la Sicile ^ Tout porte à croire, d'un autre côté, qu'ils étaient déjà établis aux environs des embouchures du Rhône. Il ressort, en. elîet, d'un passage d'Eschyle (v= siècle comme Thucydide), passage cité par Strabon, que du temps du grand poète tragique le nom des Ligures et non celui des Celtes était mêlé à la légende d'Hercule pour les faits concernant nos côtes méridionales.

Dans le Prométhée délivré de ses chaînes^ Prométhée, s'adressant à Hercule, lui prédit ravenir\

« Tu arriveras chez le peuple intrépide des Ligyens. Là, malgré ta valeur, tu seras, je le sais, en grand embarras pour te défendre: à un certain moment (c'est l'arrêt du destin) les flèches te manqueront, sans

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