‹ Nos origines (volume 3)Chapitre 116 sur 168 · Apollodore, édit. Clavier, t. I, p · texte numérisé non relu

Apollodore, édit. Clavier, t. I, p

6. 11 y avait eu Ibérie, près de Cadix, uue ville nommée Abdère (Stephauus Byz., yo "Ago/;pa; Slraboii, p. 33G, trad. Tardicu, t. I, p. 2.j7-260.

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les cotes de la Méditerranée, se recrutaient de Pliéniciens, de Libyens, de Sardoniens, de Cyrniens, mais aussi d'Ibériens, d'Elisyces et de Lig-yens. Les Élisyces et les Ligyens * étaient certainement levés, en partie au moins, sur nos côtes. A celte époque, il n'était pas encore question de Celles qui, tout à coup, mais à la fin du iv* et au commencement du 111*= siècle seulement, se montrent, au contraire, en si grand nombre dans les armées mercenaires d'Afrique, de Sicile ou d'Asie Mineure.

Arislote, dans acs Méléréolo(/iques \ plaçait le Rhône en Ligurie.

« Quin etiain in Liguria non niinor Rhodanus fluvius absoibilur ^fluvius auLem navigabilis Rhodanus est) et rursus alio in loco emergil». »

Le souvenir de ces temps recnlés, où les Celtes n'occupaient pas encore la Narbonnaise, se retrouve dans Justin, abré vialeur de Trogue Pompée, historien gaulois, aussi bien que chez Strabon et chez Diodore.

C'est en Ligurie, en efîet, que Justin fait aborder la jeunesse phocéenne au milieu des tribus féroces des Ligures et des Gaulois [Gaulois a bien l'air d'un anachronisme).

« TemporibusTarquinii régis, ex Asia Phocaeensium juventus ostio Tiberis invecta amicitiam cum Romanis junxit. Inde in ultimos Galliae sinus navibus profecta Massiliam inter Ligures et feras Gallorum gentes condidit. »

Strabon* reconnaît à son tour que les Ligures avaient précédé les Celles sur les côtes voisines de Marseille.

1. Hérodote, VII, § I60, parle d'une armée de 300,000 hommes levée (un peu avant 480) parAmilcar, fds d'Hauuou, pour venir au secours de Crinippe, tyran d'Himère, chassé de cette ville par les Agrigeutius. En voici le dénombrement : « Crinippe fît venir, sous la conduite d'Amilcar, une armée de 300.000 hommes composée de Phéniciens, de Libyens, d'Ibériens, de Ligj'ens, d'Elisyces, de Sidoniens et de Cyrniens. » Il n'est point question de Celtes; cette absence est significative. Pour lever une armée de 300,000 hommes, Amilcar avait dû frapper à toutes les portes.

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