‹ Nos origines (volume 3)Chapitre 122 sur 168 · D'Arboi?, op. laud., p · texte numérisé non relu

D'Arboi?, op. laud., p

2. Amédée Thierry, Histoire des Gaulois, t. I, introd., p. 71.

3. Le x8 siècle est, à peu près, l'époque assignée par les archéologues Scandinaves à l'introduction du bronze dans leur pays.

livement avancée a existé, en effet, au début de l'histoire, sans que le monde gréco-romain l'ait jamais soupçonné. Quelques échos de cette ciw'ûhdilwnhi/perboréewie étaient parvenus aux oreilles des premiers aèdes. Les noms des Cimmériens et des Hyperboréens sont restés légendaires, mais entourés de telles fables, que depuis Hérodote qui les recueille encore, aucun historien n'a osé les faire revivre. C'est ux archéologues à reconstituer cette histoire. En tous cas les Lig-urcs ont joué en Gaule un rôle très secondaire.

LES IBERES

Une autre population historique, les Ibères, a joué sur nos côtes méridionales un rôle aussi remarqué au moins ' que celui des Ligures. Les Ibères, suivant M. d'Arbois, y auraient même précédé les Ligures. Que devons-nous à cette race ibérique, dont l'action s'est fait si vivement sentir en Espagne et en Sicile?

Nous savons, par des témoig-nag-es irrécusables, qu'au vi« ou vn" siècle avant notre ère, les Ibères occupaient, parallèlement aux Lig-ures, les rives de la Méditerranée, entre les Pyrénées et le Rhône. « Autrefois, dit Strabon% on donnait le nom d'Ibérie à la contrée comprise entre le Rhône et l'isthme formé par les deux golfes g'alatiques, au lieu qu'aujourd'hui on regarde les Pyrénées comme la limite orientale de l'Ibérie à laquelle on donne le nom d'Hispanic. » Cette affirmation de Strabon est confirmée par le témoignage d'Hérodore*, de Scylax et de Scymnus de Chio. Pour Ilérodore (v" siècle avant notre ère), dont un fragment nous a été conservé par Constantin Porphyrogénète, l'Ibérie se terminait au Rhône. Marchant

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