‹ Nos origines (volume 3)Chapitre 123 sur 168 · Strabon, p. 166, traduct. Tardieu, t. I, p · texte numérisé non relu

Strabon, p. 166, traduct. Tardieu, t. I, p

3. Fragmenta his t. cjrœc.^ édit. Didot-M aller, t. Il, p. 34, fragm. 20.

vers Test, Hérodore énumèro au nombre des nations ou tribus ibériques « les Elisinii, les iUn>;tieni, los Calpiani^ qui touchent au Rhône, ï-v.-x lï -/joy) 6 Pdoavsc, immédiatement ensuite le Rhône »\ Dans le périple de Scylax, ce sont également les Ibères qui occupent la contrée comprise entre les Pyrénées et le Rhône, avec cette dilTérence qu'ils nous sont représentés comme mêlés aux Ligyes, c'est-à-dire aux Ligures. « Après les Ibères viennent les Ligyens et les Ibères mêlés, jusqu'au Rhône '. w Scymnus de Ghio, compilateur anonyme du i" siècle avant notre ère , qui écrit le plus souvent d'après Timée (m" siècle), place encore en Ibérie Rhodanusia et Agde, colonies marseillaises situées sur la rive droite du Rhône ^ Avieniis enfin désigne d'une manière très précise le Rhône comme limite commune des Ibères et des Ligyens * :

Taphron paludem namque gentilici vocant». Rhodani propinquam fluminis : hiijus alveo Ibera tellus atque Ligyes asperi Intersecantur

« Le lit du Rhône sert de limite entre l' Ibérie et les Lùjyens. » Nous savons, enfin, par Pline '^ , que du temps d'Eschyle, c'est-à-dire vers la première moitié du v^ siècle avant notre ère, le Rhône passait pour être un lleuve ibérique : jEsdujlus in Iberia [hoc est in Hispania) Eridanum esse dixit eumque appellari Rhodanum.

Il paraît certain qu'à l'époque où les Phocéens s'établirent sur le territoire des Ligyens à l'est du Rhône \ les Ibères étaient considérés par les Grecs comme ayant une influence

1. 'E),i(rivLot, jjLSTa 6È Mauxtrivoî, (j-ixà ok KaXTttavoî, suctTa oà r,5-!i o 'Poôavô; Deinde Elisioii, tum Mastieai, tum Calpiani, post hos jaiu Rhodanus. »

2. Scylax : 'Anb ôè lêv^pwv é/ovtxi Aiyue; xai "lor^pe; (icyâos; ixé/p' i:oTa|j.oO 'Pooavo'J.

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