PREMIÈRES 31IGRAT10NS DES ARYENS VERS LA GAULE ET LITALIE
La Gaule, telles ont été nos conclusions, n'a dû ses principaux éléments de civilisation ni aux Ibères, ni aux Ligures, ni aux Phéniciens, ni aux Grecs. x\ucun peuple historique, avant les Celles ou Gaulois, n'a exercé en Gaule une action prépondérante. L'influence de Marseille a été g-éographiquementtrès limitée et s'arrête aux Cévennes.Si, d'un autre côté, lespopulationsindigènes*,quelquebien douées qu'ellesfussent, ne purent, livrées à elles-mêmes, s'élever au-dessus de l'état social qualifié de néolithique^ à qui attribuer la transformation du pays qui, vers le v'' siècle avant notre ère (les fouilles de nos grands tumulus* le démontrent), présentait déjà tous les signes d'une nation sortie de la barbarie? Aux Gaulois et aux Celtes.
Amédée Thierry, Henri Martin étaient donc dans le vrai? leur thèse est à reprendre? et nous devrions regretter nos critiques ^? Expliquons-nous brièvement en attendant notre second volume *. Nous nous séparons de l'illustre auteur de VHistoire des Gaulois, du patriotique historien de Y Histoire de France, sur deux points essentiels. Nous enseignons, d'accord avec M. d'Arbois de Jubainville" : 1» que le mouvement en avant des tribus celtiques proprement dites, à plus forte raison des Galates, mouvement qui les porta de la rive droite sur la rive gauche du llhin, est, contrairement aux opinions reçues, postérieur au vi" siècle avant notre ère, leur établissement définitif dans les Vosges, sur la Saône, la Marne et la