Nous eu avûus compté trente-trois
2. M. Salouiou Reiuach, qui s'est toujours teuu eu deliors du débat, et qui peut être regardé comme particulièrement impartial, résume ainsi la discussion dans sa remarquable Description raisomiée du Musée de Saint-Germain, 1889 :
En ce qui concerne les ossements humains fossiles. « Dans aucun cas, (p. 97), il n'a pu être établi avec certitude :
« lo Qu'il ne s'agit pas d'une inhumation relativement récente;
« 2" Que le gisement fût effectivement tertiaire.
En ce qui concerne les os incisés (p. 98). «. Ilu'a jamais été démontré que les incisions, cassures, etc., ne fussent dues à des actions géologiques (frottements, plissements, courants d'eau) ou aux dents d'autres animaux carnassiers, notamment des squaloïdes tertiaires. »
En ce qui concerne les silex (p. 99). « Parmi ces silex, les uns ne proviennent pas de gisements tertiaires bien caractérisés, les autres sont des spécimens plus ou moins singuliers de pseudo- taille, dus à l'action des eaux, à des frottements, des glissements ou autres causes géologiques. Les silex brûlés (étonnés par le feu) comportent une explication analogue. »
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science, dans quelques détails au sujet de celles de ces découvertes qui ont eu leur moment de vogue.
Squelette de Savoine. — Au Congrès de Paris\ M. Arthur Issel, résumant ses recherches concernant l'ancienneté de l'homme en Ligurie, s'exprimait ainsi :
« Je commencerai par signaler une découverte qui appartient autant à la paléontologie qu'à l'anthropologie : c'est celle de plusieurs fossiles humains trouvés, d'après des témoignages dignes de foi, dans un gisement pliocène qui existe dans l'enceinte de la ville de Savone. — Ce terrain est parfaitement caractérisé par un grand nombre de coquilles marines fort bien conservées et contient aussi, par exception, des fossiles terrestres... Parmi les nombreuses coquilles marines fossiles recueillies dans ce gisement, il y en a un peu plus de la moitié qui se rapportent à des espèces éteintes; c'est pourquoi il me semble juste de le considérer comme du pliocène inférieur.
« Les débris humains ont été trouvés sur le faîte d'une petite colline nommée Colle del vcnto, dans une tranchée qu'on avait ouverte pour y poser les fondements d'une égUse. — D'après les renseignements pleins d'obligeance que j'ai reçus du révérend ecclésiastique, M. Pierre Perrando, les ouvriers employés à ce travail mirent à découvert, à 3 mètres environ de profondeur, d'abord un crâne, puis les autres parties d'un squelette qui étaient à peu près situées dans leur connexion naturelle. Les os étaient enchâssés dans une marne pliocène compacte des plus caractéristiques, qui contenait aussi un grand nombre d'huilres fossiles...
« Malheureusement aucun naturaliste n'était présent pour constater, par des observations précises et rigoureuses, que le terrain n'était pas remanié et que les ossements avaient été enfouis en même temps que les huîtres. De plus, la majeure partie de ces jjrécieuses dépouilles a été perdue pour la science... Les morceaux qui n'ont pas été nettoyés contiennent encore dans leurs ani'ractuosités des parcelles d'argile pliocène parfaitement reconnaissable ii sa linesse et à sa couleur caractéristique. »
Cette communication ne souleva, alors, aucune objection. En 1871, au Congrès do Bolog-ne*, le comte Conestabile, revenant sur cette découverte^ la complétait sans mettre en doute le caractère tertiaire du squelette. En 1877, au Congrès de Pest^, M. Capellini présentait encore comme tertiaire le squelette de Savone. — M. Emile Rivière, le premier, dans son Mémoire