Congrès de l^cst, 1S77, p
l'homme TEHTIAiaE 33
sur l'antiquité de l'homme dans les Alpes-Maritimes , émit quelques doutes'. Ces doutes s'acccentuèrent dans le Préhistorique de M. de Mortillet .
« Les couchas du pliocène de Savons, dit l'iiuteur, sont parfaitement caractérisées par un grand nombre de coquilles marines fort bien conservées; elles contiennent aussi, par excoplion, des fossiles terrestres, tels que des fruits et des tiges de conifères à moitié carbonisés, des hélices, des os de rhinocéros, etc.; mais ces os sont disséminés et épars, tandis que les ossements humains avaient conservé leur connexion naturelle, rs'est-ce pas une preuve qu'au lieu d'avoir les restes d'un cadavre humain balloté par les vagues de la mer pliocène, nous sommes tout simplement en présence d'un ensevelissement postérieur qui, dès lors, n'a plus de date certaine. »
Depuis, on paraît n'avoir plus allaché aucune importance au squelette de Savone. Dans son Introduction à l'étude des races humaines, M. de Quatrefag-es n'en parle pas. En tout cas, les faits ne peuvent plus être contrôlés.
Squelettes de Castenedolo. — Les squelettes de Castenedolo, que MM. Rag-azzoni , en Italie, et de Quatrefag-es^ en France, continuent à regarder comme tertiaires, méritent plus d'attention.
«Vers la lui de l'été 18ôU, écrit M. dt- Mortillet*, M. le professeui' llagazzoni cherchant des coquilles et des polypiers fossiles dans les*marnes verdàtres astiennes ou torloniennes delà colline de Castenedolo, près Brescia (Italie), y rencontra une calotte crânienne et quelques autres ossements humains. Il négligea tout d'abord ces débris parce que les ayant montrés à MM. Stoppani et Curioni, les deux géologues lombards les déclarèrent récents. Pourtant, désirant approfondir la question, M. Ragazzoni continua ses recherches. Elles lui firent découvrir de nouveaux ossements. Il les communiqua à l'Ateneo de Brescia (séance Ju 4 avril 1880)'. Les ossements humains de Castenedolo appartiennent au moins à qualie individus différents. Le 2 janvier 1880 on recueillit des portions d'os représentant toutes les parties d'un corps, depuis la tète jusqu'aux pieds. Le 16 février on découvrit un squelette complet. Cette réunion d'un certain nombre de corps au même point, et surtout le groupement des os du squelette doivent faire présumer que ce sont des sépultures. M. Ragaz-
1. E. Rivière, p. 21 ; G. de Mortillet, Le Pn-hislorujue, 1883, p. 'ÎO.