‹ Nos origines (volume 3)Chapitre 32 sur 168 · Bull, de la Société anthr., 1868, p · texte numérisé non relu

Bull, de la Société anthr., 1868, p

13. Notice sur les cavernes à ossements du département de l'Aude.

14. Bull, Soc. géolog., série II, vol. I, p. 107. Congrès scientif. de France. 1855. 13. Bull. Soc. anthr. de Paris, t. V. (1864), p. 708. — Voir une liste plus

complète dans S. Reinach, Description raisonnée du Musée de Saint -Germain, p. 78 81, avec nombreuses indications bibliographiques.

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Plusieurs de ces silex sont, depuis quatrc-ving-L-dix ans, dans le petit musée de la Société royale des antiquaires de Londres, exposés à tous les yeux (fîg. 22, 23). Or, selon John Frère, ces silex étaient évidemnaent des armes de guerre^ et, il se demandait « s'il ne fallait pa*^ les attribuer aune antiquité très reculée.

I<'ig. 22 et 23. — (Hoxne).

au delà même dos limiles du monde actuel ». L'importance de CCS observations ne devait, cependant, être reconnue définitivement qu'en I8G0. L'honneur en revient à Boucher de Perlbes. Que savons-nous de ces populations anié-diluvicnnes, suivant l'expression consacrée par l'inventeur. Quelle parlie de la Gaule ces populations occupaient-elles? La Commission de géographie historique a voulu s'en rendre compte. Elle a chargé Tun de ses membres, le docteur Hamy, de dresser la

l/llOMME OUATKUNAIKE Ol

carie des découvertes do silex taillés appartmanl aux toraiiis d'alhœion. Celle carie est la première de rinléressante série que prépare la Commission. Elle nous apprend que des silex 'paléolithiques^ ont été recueillis dans les alluvionsou diluvium des vallées de l'Escjuit, de l'Aa, de la Liane, de la Canche, de la Somme, de la Bresle, de TArc, de l'Oise, de l'Aube, de la Marne, de l'Armançon, de la Seine, de l'Eure, du Guioull', de la Loire, de la Vienne, de la Sèvre-Niortaise, de la Charente, de laSeugne, de la Dordogne et de la Garonne, puis, revenant à l'est, de la Saône, de la Dlieune, delaSeilleet de la Meuse ^ (V. notre carie n" I .)

L'homme, comme nous le disions en commençant, est donc quaternaire. Durant quelle période de l'époque quaternaire a-t-il apparu en Gaule? Durant la période glaciaire, la période intergiaciaire ou la période pré-glaciaire? L'ensemble des observations semble démontrer que la première apparition de l'homme en Europe remonte à la période interg-laciaire *. La carte de l'Europe centrale à l'époque glaciaire dressée par Penck, et reproduite par Ranke dans son grand ouvrage Ber Mensch^ tome I, page 385, donne à cette opinion la plus grande probabilité.

Quelle idée doit-on se faire de la Gaule à celte époque? Dans quelles conditions l'homme y vivait-il? Les seuls faits positifs, incontestables, sont ceux qui ont rapport à la faune et à la flore au milieu desquels vivait Tliomme qui a taillé les silex du diluvium. C'est une vérité banale, aujourd'hui, que

\. C'est le terme aujourd'hui consacré pour désigner les silex taillés à éclats eu opposition avec les pierres taillées et polies dites néolithique)).

2. Petite rivière se jetant dans la mer, près le Mont-Dol (lile-et- Vilaine), où ont été faites de si intéressantes découvertes. Cf. Congrès de Stockholm, 1874, t. I, p. 128.

3. Les alluvions des vallées du Rhône, du Doubs et du Rhin n'ont pas jusqu'ici, à notre connaissance du moins, livré des silex taillés à éclats.

4. Voir, sur la question très obscure des diverses périodes glaciaires, Salomon Reinach, Description raisonnée du Musée de Saint-Germain, t. 1, p. 30 et suiv., où l'état actuel de nos connaissances^ à cet égard, est très clairement résumé. La Description raisonnée doit servir comme de manuel à nos élèves et nous y reuv^^rrous souvent.

ce premier habitant des Gaules était contemporain d'un certain nombre d'espèces éteintes ou émigrées \

Espèces éteintes. — Trois espèces d'éléphants : Velephas primigenius (le mammouth), YelepJias antiquus et Velephas meridionalis; deux espèces de rhinocéros: le rhinocéros tichorhi nus. c'est-à-dire à narines cloisonnées et le rhinocéros Merkii; le grand cerf ou cerf d'Irlande'; l'ours et l'hyène des cavernes; le grand hippopotame [hippopotamus major de Cuvier).

Dents caractérisant les diverses espèces d'éléphants quaternaires. 24 25 26

Elephas 'primi(jenius. Elephas anLiquus. Elephaa ineridionalis.

Les paléontologistes, Cuvier à leur tête, ont pu reconstituer avec grande vraisemblance^ sinon avec certitude, la physionomie, ou du moins le squelolte de quelques-unes de ces espèces quaternaires. Nous pouvons mettre sous les yeux de nos lecteurs non seulement les dents (fig. 24, 23, 26), caractères distiuctifs de Velephas primigcnius, antiquus cl nieridionalis, mais la carcasse entière du mammouth et du rhi/ioceros tichorhinus.

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