CAVERNES DE I/AGE DU RENNE
Leur distribution sur la surface de la Gaule .
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l)é])ai*lenumls où il v en a le plus. Département-s intermédiaires.
Départements ou il v en a le moins.
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les autres. Nous le rencontrons dans quaranle-sept stations (42 en France, l en Belgique, 1 en Suisse) ' . Il est à remarquer que sur ces quarante-sept stations, neuf, Brasscmpouy, Cro- Magnon, Jolias, Lafaye,Laug-erie-Basse,Monlastruc, Plantade,
Remoulens, Thaiugen, sont des abris sous roche, et la majorité de simples grottes, de peu de profondeur, comme les Eyzies et la Madclaine. Ces abris et ces grottes ont fourni les plus nombreux et les plus beaux spécimens do l'art des hommes du renne. On ne peut considérer ces grottes et abris comme des habitations permanentes. La plupart ont bien plutôt le caractère de stations temporaires ou d'ateliers.
2» Le second caractère auquel on reconnaît une station magdalénienne est, en dehors des os travaillés, l'abondance des bois de renne, souvent tout préparés pour la taille. M. Ed. Dupont' a trouvé au trou des Nutons, cent cinquante bois de renne mis en réserve. Il a constaté que ces bois étaient des bois de mue'. Ce trait de prévoyance est significatif. Aux Eyzies, les bois du renne mis en réserve étaient très abondants. Dans beaucoup de ces grottes, les dessins et sculptures manquent, mais on y trouve des pointes de traits en os, des lissoirs pour les coutures des vêtements, des poinçons et des aiguilles, témoins de Tétat social relativement avancé de la tribu.
3o Un troisième caractère est tiré de la nature des instruments en silex. Les silex proprement magdaléniens se distinguent très facilement, dans leur ensemble, des silex de la
1. Les Fées à Chatel-Perroa (Allier) ; La Vache, Biert, Maz d'Azil (Ariège) ; Bize, La Crouzade (Aude'; Le Placard, Rochebertier, la Chaise, Moutgaudier (Charente); Corgnac, Saint-Martin d'Excideuil, Cro-Magnon, Les Eyzies, Gorge d'Eafer, Laugerie-Basse, La Madelaine, Pageyral, Raymonden (Dordogue) ; Remoulens, (Gardj; Gourdan Marsoulas , Auriguac (Haute - Garonne) ; Grotte des Fées, Jolias (Gironde) ; Bethnas supérieur (Isère) ; Duruthy, Chalosse, Brassempouy (Landes); Combous, la Gare de Conduché, Roussignol (Lot); Cave à Margot (Mayenne); Arudy (Basses-Pyrénées); Aurensan inférieure, Lorthet (Haute-Pyrénées); Pied du Salève, Veyrier (Haute-Savoie); Bruniquel, Lafaye, Montastruc, Plantade (Tarn-et-Garonne) ; Chaleux, Coyet, Trou Magrite, Trou-du-Sureau (Belgique); Thaiugeu (Suisse).
2. Edouard Dupont, L'Homme ds l'âge de la pierre, 2^ édition, p. 151.
3. On sait que tous les cervidés perdent chaque année, les ornc:nents de leur front.
période précédente (silex de Chelles, silex de Saint-Acheul^ silex du Moustier). Tandis que les instruments de la première phase de la civilisation des nomades quaternaires, sauf quelques lames qui font exception, sont lourds et massifs, destinés à broyer, écraser ou racler plutôt qu'à couper, les outils magdaléniens sont, au contraire, d'ujie finesse et d'une légèreté remarquables, propres à servir de couteaux, de canifs, deperçoirs et de burins. On les croirait faits pour être exclusivement maniés par des mains de femme.
(( L'absence do grands instruments en pierre, propres à fendre les arbres, à creuser les canaux, à tuer ou à dépecer les gros animaux, dit M. Salomon Reinach ' à propos de la station de la Madelaine, oblige à croire que les silex magdaléniens ne représentent qu'une partie de l'outillage des troglo-
Fig. 85. — Voigu (Saôue-et-Loire), type solutréen. Haut. 0m,3o. Musée de Saint-Geraiain, salle 1, vitriue 21.
dytes des stations analogues. Les besognes qui nécessitaient un déploiement considérable de force physique se faisaient en dehors de la caverne. »
On a fait observer, d'un autre côté, avec beaucoup de justesse, que dans les stations purement magdaléniennes, le travail du silex est beaucoup moins parfait qu'aux époques antérieures. Les types solutréens ou acheulécns, quelques-uns même des silex chelléens (fig. 78), révèlent une bien plus grande habileté de main^ La planche ci-jointe (fig. 78 à 84), sans parler des magnifiques pointes de Volgu (fig. 8o), en offre de remarquables spécimens.