‹ Nos origines (volume 3)Chapitre 64 sur 168 · Voir notre leçon d'ouverture, p. i · texte numérisé non relu

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caractère do réalité et d'inaccessibilité ». Disons avec lui : « La science s'arrête ici », mais gardons-nous d'aller jusqu'à la négation. Imitons les scrupules de ce grand et sincère esprit ; méditons ces belles paroles : « Certaines vérités sont comme un océan qin vient battre notre rive et jiour lequel nous n'avons jusqiiici, ni barque, ni voile, mais dont la claire vision est aussi, salutaire que formidable » '.

Les caractères physiques et moraux de l'homme primitif nous échappent.

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Fig. 98. — Statuette féminine en ivoire d'éléphant. Abri sous roche de Lau-

gcrie-Basse. (Collection de Vibrayc''.)

Fig. 99. — Statuette masculine en ivoire de morse, des Tutsagmiontes du

cap Stcphens, Norton Sound. (Musée d'Ethnographie. Coll. Piuart.)

1. Littré. A. Comie et la Pliilosophie positive, 853, p. .517. Citons encore cet autre passage de la même étude où la pensée du maître s'afflrme peut-être encore mieux : « Toutes les questions absolues,' c'est-à-dire qui s'occupent de l'origine et de la fin des choses, sont pour le moment hors du domaine de la connaissance humaine et par conséquent ne peuvent diriger les esprits d::ns la rechi'rche, les hommes dans la conduite et les sociétés dans le développement. L'origine des choses, nous n'yavouspas i té, la fin des choses nous n'y sommes pas. Nous n'avons aucun moyen de connaître ni cette origine ni cette fin. » Op. tartd., p. 107.

2. Voir plus haut, p. 94. 95, les autres représentations de figures humaines.

LA GAllLK AVANT LKS GAULOIS

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L'AGE DE LA PIERRE POLIE

Les monuments; mégalithiques. — Nous avons laissé la Gaule parcourue en divers sens par des chasseurs ou pasteurs de rennes, dont les traces se retrouvent plus particulièrement dans les cavernes. L'ancienne Aquitaine paraît avoir été leur séjour préféré. Cette primitive population très clairsemée vivait exclusivement de chasse et de pèche. Les animaux sauvages qui les entouraient dans les bois, dans les plaines, dans la montagne étaient d'ailleurs, à peu près, le renne en plus, les mêmes que ceux qui s'y retrouvent aujourd'hui. Les mœurs de ces nomades avaient la plus grande analogie avec celles des populations septentrionales de l'Europe et de l'Asie, Esquimaux et Lapons, dont les troupeaux de rennes sont également la providence.

L'homme, dès cette époque, se montre à nous avecdes caractères variés, très voisins de ceux de nos populations modernes. La dolichocéphalie, la brachycéphalie, la mésaticéphalie établissent déjà entre les différentes tribus des distinctions sensibles \ L'instinct dominant de nos sauvages était le sentiment des arts*. Ils n'avaient pourtant ni outils, ni armes en métal. L'usage de la poterie leur était à peu près inconnu \ Ils n'éle-

1. Cf. Quatrefages et Hamy, Crania ethnica, pp. 1-146, et Quatrefages, Introduction à V étude des races humaines, t. I, p. 65.

2. Cf. suprà, p. 107 et Salomon Reinach, Description raisonnée, 1. 1, p. 108-174

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