Après avoir parlé des microcéphales du Caucase
4. Ces régions ne sont pas les seules^ où existaient des cités lacustres. La région d'Iconiuui(l'lirygic), dit AL Pappadopoulos, conserve un très grand nombre de restes de l'âge de la pierre polie . Haches , marteaux et autres objets en pierres travaillées sont recueillis fréquemment dans les marécages qui entourent Laodicéc de Lycaouic où s'élevaient autrefois des cités lacustres. Cf. Revue archéolorjicjue, l. XXXH (1S76), p. 189.
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cation oiilfo l'Orient et l'Occident, depuis l'expédition des Argonautes jusqu'à nos jours, où les grandes puissances font de la libre navigation du Danube une question de premier ordre. Des stations lacustres de l'âge de la pierre ont été signalées sur plusieurs points de ce parcours. Remontons le o urs de risler et de ses affluents. De Belgrade au lac de Constance d'un côlé, au lac de Garde de l'autre*, nous comptons sept lacs au moins, portant lémoignag"e que sur leurs rives habitaient des populations ayant les mêmes mœurs que les tribus de la vallée du Phase, du lac Prasias et des lacs de rrielvétie, à savoir : le lac de Neusiedel en Hongrie, au sud de Presbourg-; l'Atlersée (avec cinq stations), le Traunsée, les lacs de Mond et de Gmund, au sud de Salzbourg; en Carinthie, sur la Drave, le lac de Keutschach, et enfin le lac de Laybach, en Carniole, une des stations légendaires des Argonautes *. Si, traversant le lac de Garde nous pénétrons en Cisalpine, toute une série d'autres véritables cités lacustres, bien qu'artificielles, se montrent à nous, et nous sont un nouveau témoignage de l'universalité de cet usage sur le parcours des premières migratiuns. Je veux parler des terramares dont l'abbé Chierici a si bien démontré le véritable caractère. Ces cités fortifiées, dont quelques-unes, comme les palafittes de Suisse, appartiennent à l'âge do la pierre, d'autres à l'âge du bronze ou plutôt au premier âge du fer, seront le sujet d'un chapitre spécial. Nous sommes heureux de pouvoir mettre, en attendant, sous les yeux de nos lecteurs (fig'. 154, 155), la reconstitution très vraisemblable, si non certaine, d'une de ces cités dont nous devons le dessin à l'éminent et regrette conservateur du Musée de Reg^gio.
1. II existe des statious lacustres dans le lac de Garde, comme daus le lac de Coustauce.
2. Très vraisemblablement le Nauportus des anciens géographes. — Strabou croyait à l'expédition des Argonautes : « Von montre encore aiijourcrhui, aux abords des monts Cérauniens, dans les passages d'Adria, dans le golfe Posidoniale et dans les îles qui bordent la Tgrrliénie, certains vestiges du passage des Argonautes, (Strab., p. 33, 77 et 80, et trad. Tardieu, t. I, p. 77.
Fi", loi. — Élcvatiou.
Finr. lUo. — Plaa.
Fig, 154-155. — Citos lacustres arlificielles, élévation et plan, recoustitiiccs d'.iprèi l'abbé Chierici. (V'oir les dessins origiuau.v au Musée de Saint-Germain.)
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Je dis plus, Ravenne, dont les historiens font remonter l'origine aux époques pélasgiques, présentait au temps de Strabon, l'aspect d'une cité lacustre, d'une cité construite à l'imilation des villages de la Colchide.
« Dans le sein même des marais se trouve liavenne, très grande ville toute bâtie sur pilotis et traversée par des canaux que l'on passe en bateau ou sur des ponts. La mer, au moment du flux, ne laisse pas que d'y monter assez haut, de sorte que le flux contribuant avec les eaux courantes à emporter la vase, l'air ne se corrompt point, et même cette localité a été reconnue si salubre que le gouvernement l'a choisie pour y nourrir et y exercer les gladiateurs '. »
Altinium^ajoute le géographe g'rec, était pareillement bâtie au milieu d'un marais et sa situation était à peu près semblable à celle de Ravenne. Ces mœurs se retrouvent, aujourd'hui sur les bords du Don.
« Des habitations semblables à celles du lac Prasias, dit Larcher en note de sa traduction d'Hérodote, se retrouvent encore sur les bords du Don ou Tanaïs. Ces mœurs sont particuliires à certaines peuplades de Cosaques; mais avec cette différence que les eaux du lac Prasias sont tranquilles, tandis que le Tan.iïs est un fleuve rapide, ce qui rend la construction de ces maisons plus merveilUeuse^. »
En résumé, à côté du grand courant hyperboréen, nous en constatons un second qui, du Caucase, aboutit en Gaule par la vallée du Danube avec dérivation très sensible sur l'Italie, Ces deux courants prenaient leur source chez des populations arrivées à un degré de civilisation analogue. Nous sommes porté à croire qu'ils sortaient d'une source commune et s'étaient séparés sur les bords du Dnieper. La découverte toute récente de nombreuxdolmensdans le Linkoran, sur les bords orientaux de la mer Caspienne, semble devoir apporter un nouvel appui à notre thèse*.