LES ANIMAUX DOMESTIQUES
Une preuve décisive de l'origine orientale des populations auxquelles la Gaule doit les cités lacustres de THelvétie est l'existence, chez ces peuplades, des animaux domestiques, bientôt introduits dans le reste du pays.
rig. 15G. — Cheval [Kqiiits seqiianiciis).
Durant les deux premières périodes de notre histoire, période des alluvions, période des cavernes, aucun animal, sauf le renne ', qui disparaît complètement à la période suivante, n'avait été domestiqué par ces populations primitives. Les animaux domesticables ne manquaient pourtant pas. Les nomades des cavernes chassaient le cheval, le bœuf, la chèvre,
t. IMus MOUS avauçous dans nos études, plus nous croyons à la domestication, ou semi-domestication du renne. Il nous parait impossible que nos nomades n'eussent pas des troupeaux (l(> renne, cnnime les Lapons et les Esquimaux.
une espèce au moins de mouton et do sanglier. A. la fin de l'époque néolithique, au contraire, époque des dolmens et des cités lacustres, tous ces animaux sont des animaux domestiques. Gomment cet important changement s'était-il pro-
Fig. 157 . — Taureau {Bos batavicui).
Fig. 1S8. — Vache (Z>'o.« haluvkiis).
duit? Si nous consultons M. André Sanson *, la principale autorité en pareille matière, il nous dira que la plupart des ra-^es de chevaux et do hœufs figurant aujourd'hui dans nos haras
Fio'. 160. — Vache {Bas cûpinns).
Fi<^. 159. — Taureau {Bos a/plnus).
et dans nos étables, sont d'origine indigène. Nos chevaux per cherons seraient de race séquanaise (fig.lo6), nos brabançonnais et ardennais, si prisés des Gallo-Romains et plus tard de nos chevaliers du moyen âge, de race belge".
1. André Sanson, Traité de Zootechnie, ^\o\. iu-12. Cf. Piètrement, Les Chevaux dans les temps historiques et préhistoriques, 1 vol. iu-8 (1883).