Id., op. laud., t. III, p
f). A. Sauson, t. IV, p. 133.
LES CITÉS LACUSTRES NÉOLITniQUES 187
sur les liords de la Caspienno, dans les steppes des Kirgliis*. Après avoir franchi l'Oural, elle s'est étendue sur les steppes de la Russie méridionale et de la llonfzrie, puis dans le fertile bassin du Danube, en Podolie» eu Bessarabie, en Koumanie, en Dalmatie, enfin en Italie et dans le delta du Rhône. Nous la retrouvons de nos jours dans la Camargue. »
Conclusion : La Gaule doit l'art do domestiquer les animaux sauvages aux immigrants orientaux qui, à l'époque de l'érection des dolmens, pénétrèrent chez nous, les uns par le nord-est 2, les autres par la voie du Danube. On ne saurait refuser à ce grand mouvement d'Orient en Occident, remontant originairement si haut dans le passé, une importance capitale dans l'histoire de la civilisation gauloise. En présence de ces faits, nous pouvons nous faire une idée de la manière dont la Gaule a été peuplée. A part les premières tribus, parmi lesquelles quelques-unes ont pu venir du sudouest, étant originaires d'Afrique ou de la mythologique Atlantide', nos ancêtres sont venus de l'est et du nord-est, les uns par mer, les autres par terre le long des côtes de la Baltique, les derniers par la vallée du Danube. A ces premiers immigrants orientaux nous sommes redevables de l'introduction des céréales*, des animaux domestiques, du rite funéraire caractérisé par l'érection des sépultures mégalithiques et de l'institution des cités lacustres. L'éducation des indigènes a été faite par ces nouveaux groupes. En ce qui concerne les animaux domestiques, les faits parlent très haut. Si le rôle des indigènes antérieurs à la venue des nouvelles races a été incontestablement très grand dans la révolution qui a fait