La Caramanie, d'où venait probablement aussi la callaïs
2. Beaucoup de ces immigrants ont dû, en effet, après avoir traversé le Dnieper, séjourner longtemps dans les grandes plaines de la Pologne et gagner la Gaule par le nord de la Germanie. — Voir plus loin le chapitre relatif aux grandes migrations.
3. Il est difficile de savoir sur quels faits réels se fonde cette légende.
4. Les céréales nous auraient été apportées par des peuplades étrangères au groupe aryen, opinion déjà émise par Mommsen (cf. Histoire romaine, trad. franc., 1. 1, p. 20). Le nom des céréales, fait-il remarquer, n'est pa s indo- germanique. Les noms gréco-latins des céréales ne se retrouvent pas dans le sanscrit.
passer les populations de la Gaule de l'état chasseur à l'état pastoral et agricole, le germe de tous ces prog-rès n'eu a pas moins été apporté par les immigrants des contrées orientales,— M.\I. Sanson et Piètrement ' arrivent, à cet égard, aux mêmes conclusions que nous ^
« Tout tend à démontrer, écrit M. Piètrement, quecesonlles populations primitives de l'Europe occidentale qui ont domestiqué les races animales propres àcetle région, avec l'aide et les conseils, sous l'impulsion de leurs éducateurs, les constructeurs de dolmens et de cités lacustres, beaucoup moins nombreux, incontestablement possesseurs de bétail, puisqu'ils étaient agriculteurs, mais aussi, certainement, arrivés avec des troupeaux numériquement trop faibles pour couvrir les pays où ils vinrent s'installer. Il est clair, en elfet, que si les hommes des dolmens eussent possédé assez de chevaux, de bœufs, de moutons, pour remplir l'Europe occidentale de leurs troupeaux, ils ne se fussent pas donné la peine de domestiquer les races animales sauvages qui en foulaient le sol, telles que le cheval percheron, le cheval belge, l'àne européen, le bœuf des Pays-Iîas, le bœuf vendéen, le bœuf du Jura, le bœuf des Alpes, et que, si quelques individus appartenant à ces diverses races s'étaient ralliés à l'homme supposé possesseur des nombreux troupeaux venus avec les constructeurs de dolmens, le type de ces espèces perdues au milieu du troupeau aurait vite disparu par suite de leur croisement avec leurs congénères plus nombreux. La faiblesse numérique des troupeaux amenés dans l'Europe occidentale par les importateurs de l'usage de la pierre polie peut seule expliquer pourquoi la Gaule est couverte de races domestiques, la plupart naturelles à sou sol, dont les races domestiques étrangères n'ont pu les déposséder. »
De ces faits semble résulter que les premiers immigrants orientaux étaiejit on petit nombre et que l'invasion de la nouvelle ou des nouvelles races fut lente et prog'ressive.