‹ Nos origines (volume 3)Chapitre 99 sur 168 · Le Rio Géba, près des Bissagos · texte numérisé non relu

Le Rio Géba, près des Bissagos

.'j. Cap des Palmes.

INTRODUCTION DES MÉTAUX EN GAULE 203

et nous nous IroiivAmes dans un très grand golfo ' ayant des deux côtés un terrain plat sur lequel nous vîmes brûler partout, la nuit, des feux à une certaine distance, et à une élévation plus ou moins grande ^ »

« Ayant fait de l'eau, nous côtoyâmes encore le rivage pendant cinq jours, et nous entrâmes dans un vaste golfe que nos interprètes appelaient la Corne du couchant "'. Il y avait dans ce golfe une grande île dans laquelle se trouvail une lagune qui, à son tour, renfermait une petite île. Nous abordâmes en ce lieu, où nous ne vîmes le jour que des forêts, mais la nuit beaucoup de feux, et nous entendîmes le sou de flûtes, de cymbales, de tambourins et un bruit effroyable, La terreur s'empara de nous et nos devins nous ordonnèrent de quitter l'île. Nous mîmes à la voile et nous passâmes près d'une contrée embrasée et odoriférante. Partout des torrents de feu s'écoulaient dans la mer *. Cetle terre était inaccessible à cause de la chaleur. La crainte nous fit encore quitter ces parages. Pendant quatre jours en mer^ nous aperçûmes, la nuit, les côtes couvertes de feux. Nous vîmes, au milieu de ce pays, un feu énorme qui semblait toucher jusqu'aux étoiles. Au jour nous y distinguâmes une montagne très élevée appelée le Char des Z)/e?^x. Durant trois jours encore, nous longeâmes ces torrents de feu et nous arrivâmes enfin dans le golfe nommé la Corne du Sud. Dans ce golfe, était une île pareille à celle que nous avions déjà rencontrée avec une lagune^, et dedans une autre île remplie d'hommes sauvages ^ La plu-

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