Peut-être le Sénégal
peuple nomade, les Lixites qui faisaient paître leurs troupeaux. Nous y fîmes quelquesséjours en contractant aveceux alliance. Au-dessus d'eux vivaient des Ethiopiens sauvages occupant un pays montagneux et rempli de bêles féroces, où le Lixits prend sa source. Dans ces montagnes habitent aussi des hommes d'une figure étrang"e (probablement de grands sing-es anthropomorphes), troglodytes que les Lixites dépeignaient comme plus légers à la course que les chevaux. Nous prîmes des interprètes parmi les, Lixites, et nous longeâmes, pendant deux jours, une côte déserte qui s'étendait au midi. Tournant ensuite vers l'est, pendant un jour de navigation, nous rencontrâmes au fond d'un golfe une petite île, ayant cinq stades de circuit. Nous y établîmes des colons en lui donnant le nom de Cernée.. Il faut le même temps de navigation pour aller des Colonnes d'Hercule h Cenié, que de Carthage au détroit. Nous arrivâmes ensuite à une lacune où se déverse un gran 1 fleuve appelé Chrétès ^ où sont trois îles' plus grandes que Cerné... Le rivage était dominé par de hautes montagnes remplies d'hommes sauvages et vêtus de peaux do bêtes qui nous lancèrent des pierres et nous empêchèrent d'aborder. En continuant notre roule, nous parvînmes à un autre fleuve *, grand et large, rempli de crocodiles et d'hippopotames. Nous rebroussons chemin et nous retournons à Cerné. Repartant de ce point dans la direction du sud, nous longeâmes la côte pendant douze jours. Toute la contrée était habitée par des Éthiopiens qui, en nous voyant, prenaient la fuite. Ils parlaient un langage inintelligible, même pour les Lixites qui nous accompagnaient. Le dernier jour nous abordâmes à des montagnes élevées, couvertes de forêts de diverses espèces de bois odoriférants \ Nous navigâmes deux journées plus loin,