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K. DL'Sur, Tumulus des Favargetles, p

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été impossible, même à l'aide de nombreuses restaurations, de former un vase entier. Il faut donc attendre que de nouvelles fouilles nous aient plus favorisés. Les fragments connus ne sauraient, toutefois, être complètement négligés. Il n'est pas besoin, en elTet, d'un œil bien exercé pour y reconnaître la même pûte, la même couleur brune, les mêmes dessins, — fausses grecques et cbevrons, — que présentent non seulement un nombre très considérable de vases provenant tant des tumulus d'Alsace et des Vosges que des cimetières de la Marne et de l'Aisne, mais encore toute une série de vases de la station de Golasecca, près de Sesto-Calende, dans la haute Italie. Quelques vases, mais bien rares, des cimetières de Hallslatt peuvent aussi en être rapprochés. Nous n'avons trouvé rien de semblable dans les pays Scandinaves ni en Angleterre ; mais le Hanovre et le Mecklembourg en ont produit quelquesuns. Il y aura donc là bientôt une très intéressante étude à poursuivre. Il s'agit évidemment d'une poterie gauloise avec des points de contact du côté des Etrusques et peut-être aussi du côté de la presqu'île cimbrique '. On sait d'ailleurs que le cimetière de Golasecca est classé sans contestation dans la même série que certaines stations des terramares et que le cimetière de Villanova. Nous sommes donc toujours jusqu'ici renfermé dans le même cercle à la fois géographique et chronologique. Il esta espérer que de prochaines explorations nous procureront des formes plus complètes et qui se prêteront à une étude plus détaillée. Mais on peut entrevoir dès maintenant que cette étude approfondie des poteries devra nous donner des résultats analogues à ceux auxquels l'étude des objets précédents nous a conduit.

l. Voir l:i note que nous avons [nihliée dans la Renie nrrliéolo^iqite, sous le titre de Tumulus de ia Tauride, numéro de mars 1873.

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OBJETS DE CARACTÈRli DIT ÉTRUSOUE

Le seau de bronze.

C'est au Congrès international de Bologne (1871) que l'on s'est, pour la première fois, sérieusement occupé de cette série de vases de bronze qui, n'étant remarquables ni par l'élégance de la forme ni par la richesse de rornemenlation, avaient jusque-là échappé à l'attention des archéologues italiens, ainsi que beaucoup d'autres ustensiles de même métal trop grossiers pour figurer dans des séries composées uniquement au point de vue de l'art. Ajoutons que ces ustensiles, faits de minces et fragiles feuilles de métal ^ nous arrivent généralement dans un état do détérioration tel, que le zèle des collectionneurs les plus intrépides en a été souvent refroidi. Mais la question posée à Bologne n'était plus une question de commerce et d'industrie. Il s'agissait do trouver le centre de fabrication des bronzes antiques de toute nature que divers pays de l'Occident et du Nord, France, Angleterre, Irlande, Danemark, Allemagne méridionale et Suisse, possèdent en aussi grande abondance au moins que l'Italie elle - même. Les vases composés de feuilles de métal battu au marteau et rivés à laide de clous à tète conique ou autres, étant au nombre des plus répandus en Europe, devaient être tout d'a])ord un des principaux éléments de la discussion. Ce fut à propos d'un seau en bronze analogue au nôtre et trouvé dans le cimetière de la Certosa que le débat s'engagea. On ne pouvait choisir un meilleur sujet d'étude. Si, en effet, les seaux en bronze à côtes ne sont pas très nombreux dans nos musées, ils font partie de toute une famille de vases de fabrication analogue, dont le caractère est tellement accentué que personne n'a jamais mis en doute qu'ils appartinssent à une même influence, à une même industrie. Nos seaux en sont comme le type le plus prononcé. Une statistique exacte des vases de ce genre existant dans les diverses collections de

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