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servir de jalons dans une étude d'archéologie chronologique et comparée. Les bracelets de lignite oujayet ont un caractère plus original. Mais ils semblent n'avoir jamais dépassé les limites de l'ancienne Gaule. Nousles trouvons en Alsace (tombes celtiques de Max de Ring, Bull. Soc. des momim. de l'Alsace, 1838, p. 2.50) ; dans les Vosges (fouilles de M. de Saulcy au musée de Saint-Germain) ; en Suisse (tombes de Payerne, tombelles d'Anet, tumulus de Vauroux, de Graulioiz et des Favargetles) ; dans le pays de Bàle (tumulus de la forêt du Ilardt fouillés par Wilhelm Vischer) ; enliu dans les tombelles d'Alaise (musée de Besançon). Mais nous n'en connaissons ni au delà du Rhin ni au delà des Alpes. << Ces bracelets, (Ht Desor, paraissent jusqu'ici être propres à l'ancienne Gaule'. » JNous n'avons donc point à leur chercher d'analogues à l'étranger. Nous pourrions nous arrêter plus longtemps sur l'aiguille et l'épingle de bronze. Mais aucune statistique de ces deux objets n'a encore été essayée, et nous n'avons pas en main les éléments nécessaires pour l'entreprendre. Toutefois, il est une fort judicieuse observation de Desor, à propos de l'épingle du tumulus des Favargetles, que nous ne pouvons passer sous silence, parce que cette épingle est presque identique à la nôtre, et que Desor est un de ceux qui connaissent le mieux l'âge du bronze. (^ Les épingles des Favargettes, dit-il, sont d'un type bien dill'érent de celui de nos palafittes (du pur âge du bronze) ; elles ressemblent à s'y méprendre à celles (jue l'on est convenu de rapporter au premier âge du fer, » c'est-à-dire à l'époque de Villanova et de Ilallstatt.
Nous nous retrouvons donc encore de ce côté, dans ce même monde archéologique où nous avait conduit l'étude de l'épée et du rasoir. Il y a entre tous ces objets une intime connexion. La poterie mériterait plus encore de nous retenir, si nous avions été assez heureux pour retirer de nus tumulus autre chose que des déiiris dont il a