‹ Nos originesChapitre 108 sur 188 · Cunij7-C!s lie liu/ui/iic , \k :!12 ot suiMinti'S · texte numérisé non relu

Cunij7-C!s lie liu/ui/iic , \k :!12 ot suiMinti'S

LE TU.MLLLS (. U LOIS DE MAtlNY-LAMBERT 303

ritoirc bolonais'.» Personne ne s'éleva coalie celle allribulion à rilalie supérieure de vases composés de feuilles de bronze rivées. M. le D"' Lindenschmil, dans le premier fascicule de ?on troisième volume [Althei'thumcr, elc), s'est même, depuis, longuement étendu sur ce sujet pour appuyer de loule l'aulorité de son expérience cette conclusion des savants italiens -. Nous avons donc suivi l'opinion générale en classant notre seau parmi les productions de TEtrurie supérieure. Nous examinerons plus tard jusqu'à quel point celle opinion est fondée.

Voyons maintenant, conformément à la mélliodc que nous avons suivie jusqu'ici, ce que nous donne le relevé des objets de même nature trouvés en Gaule et dans les pays limitrophes, dont la connaissance est venue jusqu'à nous. Commençons par la Gaule.

Avant la découverte du seau du lumulus du Lionceau- Laurent, on n'avait signalé que quatre seaux semblables en Gaule.

1° Seau trouvé à Gommeville (Côle-d'Or) et oll'ert au musée de Saint-Germain, par M. L. Coûtant^ ; 2° Seau trouvé dans le tumulus de Grauholz, près Borne (Bonstctlen, Antiquités suisses, suppl., pi. XV) ; 3° Seau trouvé à Eygenbilsen, près Tongres, en 1871, et publié par M. Scbuermans : ï" Seau trouvé près de Mayencc et déposé au musée de cette ville. (D' L. Lindenscbmil dans Ahhei-l/iiwier, etc., t. 11, liv. Il), pi. V); 5° Seau du Monceau-Laurent.

S'il faut en croire le D'' Lindenscbmil, d'aulres vases semblables auraient été trouvés dans les pays rbénaiis, niiiis il n'en cite aucun d'une façon précise, il esl, toutefois, persuadé qu'ils ne doivent pas y être trop rares ; malbeureusenient, on a jusqu'ici fait peu d'attention aux fragments de ce

). l\ùnst'i(jnentents stir une ancienne nécropofe à Mtnza/) i/to, in-i's île ïîolfjrjne, li.ir le comte .Icaii Gozzadiiii, p. 13. — DuJogrie, 1811.

2. Cf. \i' L. Lindcnscliiiiit, Ule A/leii/ii/ntcr unseier lieidnisr/ien ['urzeil, I. Il, siiii|ili'iiii'nl ;'i lii :i'- liv,, (il. V, et t. 111, siipiiléiiient à la l''" livraison.

3. Voii- au iiuiséc ilc Saiiit-tieniiain. salle VI, vilriuc 20, eo sceau i|iii est Ijeaiieoup plus iielil et plus >iuiii|e (|ue celui iki Mumcau-lMurenl.

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genre que l'on arciiconlrés dans les fouilles el qui se bornent, en elTel, le plus souvent à la bordure du vase, qui était la partie la plus solide, mais non celle qui donnait le plus facilement l'idée de l'objet dont il était un débris. Ou est fondé à croire, par exemple, qu'un vase de ce genre se trouvait dans le tumullus de Dœrtb ', près de Saint-Goar, où il semble être signalé par la présence de bordures roulées, remplies d'un métal fusible, analogue à celui que nous avons reconnu dans le premier et le dernier cercle du seau du Monceau-Laurent. 11 est également probable que l'un des tumulus d'Anel en contenait un autre (Bonstelten, Supplém., p. 22). C'est, du moins, ce que l'on peut inférer des expressions de M. de Bonstctten qui parle d'un cratère (c'est le mot par lequel il a déjà désigné le seau de Grauliolz), « d'un cratère eu bronze à fond de bois faisant rebord. » En admettant ces deux bypothèses, nous arrivons ainsi au nombre sept ^

Hors de Gaule, en remontant vers le nord pour redescendre ensuite au sud, nous retrouvons les mêmes vases : 1° en Hanovre, à Luttum, cercle de Yerden, dans un tumulus; à Nienburg, sur le AYeser, et à Panstorf, près de Llibeck (renseignements particuliers du D' Liscli). Le D' Liscb fait monter le uombre de ces seaux à cinq seulement. D'après le D' Lindenscbmit on en connaîtrait sept. 2° A IlallslatI (Autricbe), au nombre de six, dont l'un est la reproduction presque identique du seau du Monceau-Laurent et les autres n'en dilTèrent que par des détails sans importance. Soit donc dix-buit et peut-être vingt seaux semblables ou analogues au nôtre, dans les contrées transalpines, en trois régions : la vallée du Weser, la vallée du Rbin et la vallée du Danube.

Nous n'avons, jusqu'ici, que des renseignements incomplets sur les découvertes du Hanovre. Ce qui concerne le cimetière de Hallslati nous est, au contraire, connu dans le plus grand

1. Vuii- l'arliclc lineii/i du DicliDiiiiiiirr (l'ari-lii'nlo-ic celtiiiiii', [lulilir (lar la Commission ilr la lopograpliio des (iaiilcs.

2. MM. Bouclier de Molaiidon cl de licaiicoriis oui rceciiiiiioiit drcouvorl iiiic ciste ;'i cordoii dans le hirnnlusdc Itcnilly près dOrIcans ; ccsl le lioinl le lihis o.:dden(al (jii l'on ail ciiruri' signalé un objet de ci' lj|ic. [Ih'urièiiw Alitiuii.i

LE TrMfLrS r.AILOIS DE 5IAGNY-LAMBERT 307

détail. Or, voici les notes que M. Ramsauer, l'heureux explorateur du Salzberg, inscrivait sur son album au sujet de la tombe qui contenait le seau à côtes dont nous venons de parler, tombe portant le n° 299 : » Celte tombe était sous la tombe 295, à trois pieds de profondeur. Le cercueil, en argile comme à l'ordinaire, renfermait les débris d'un corps brûlé. Un amoncellement de pierres ou tumulus le recouvrait. Sur les restes d'ossements, je recueillis : 1" une belle épée de bronze à deux tranchants, très élégante, de quatre pieds de long; la poignée était entourée de plusieurs feuilles d'or très minces, estampées et ornées de dessins en forme de triangle formant cercle autour d'une étoile centrale ; 2° non loin de l'épée gisaient les fragments d'un objet d'or, inconnu, avec deux petits rivets; 3° un anneau de bronze; 4° quatre pièces en spirales ; .'i'' plusieurs épingles à vêtements ; d" deux bracelets cannelés et une bague de bronze ; 7° un beau seau de bronze avec anse et ornements au repoussé; 8° enfin, un grand cbaudron de même métal dans lequel avait été placé un plat de bronze également, des débris de poterie et des ossements d'animaux. »

L'épée de bronze de cette tombe avait exactement la forme de l'épée de fer du Monceau-Laurent (voir fîg. 72.) Les feuilles d'or estampées, l'anneau de bronze, la fibule à enroulements, les épingles à vêtements, aussi bien que la chambre en pierres de petites dimensions artistement édifiée au-dessus du mort, tout montre que nous avons affaire à des mœurs funéraires analogues à celles de Magny-Lambert. Bien que nous soyons loin d'avoir la liste exacte des seaux de ce genre pouvant exister tant en daule que sur la rive droite du Rhin, il est une remarque que nous pouvons faire de suite, c'est que, parmi ces seaux, presque tous ceux dont la provenance est connue sortent ou do limiiiius (mi de lombes gauloises comme celles de Ilallstatt; c'est que, de plus, les objets accompagnant le mort sont, aussi bien dans les sépultures de Ilallstatt que dans celles de Relgique, de Gaule et de Hanovre, en majeure partie des objets de style dit éti'usque, niiiis (]ue

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