I. (^oncstaljilo, Voiifiris de llo/of/ne, yi. 2ii
LES TL'MULUS (iALLOIS DE MAGNV-LAMBERT
dans ces mêmes sépultures où sont déposés les vases de bronze à rivure se fait remarquer labsence des mêmes ornements, des mêmes bijoux, des mêmes armes, communs dans d'autres cimetières. Les épées de bronze, par exemple, y sont excessivement rares ou du type le plus voisin de celui des grandes épées de fer; les torques, si fréquents dans les cimetières
gaulois du département de la Marne, n'y apparaissent que comme exception. Les fibules y sont rares et certaines formes, très répandues ailleurs, ne s'y montrent jamais. Par ce que l'on trouve aussi bien que par ce que l'on ne trouve pas dans ces tombes, on est donc autorisé à dire qu'elles appartiennent à une même phase du développement des pays tant transalpins que cisalpins, plusieurs siècles avant notre ère.
Un coup (l'œil jeté sur les séries qui, au musée de Saint- Germain, classé chronologiquement, précèdent et suivent celle dont nous parlons, rend cette vérité tout à fait sensible. Nous avons donc regret de ne pouvoir nous étendre plus longuement sur cette classe de bronzes, qui fournirait à elle seule le sujet d'un long mémoire. Nous nous contenterons aujourd'hui de mettre sous les yeux de nos confrères deux lasses ou coupes plus particulièrement intéressantes' pour nous, en ce quelles se rapprochent sensiblement, par la forme, de celle du Monceau-Laurent el proviennent de pavs qui nous touchent de près, l'une ayant été découverte en Suisse et l'autre faisant partie du mobilit'r funéraire de Ilallslatl : la première est la tasse du tumulus des Favargettes (fig. 8i, p. 313)', la seconde est celle qui figure sous
1. Desor, Tumulus des F/ivarr/elles, pi. II, f. 6. Nous reproduisons ce <lessiii lis. 80 et 81.
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